L’urbain me colle à la peau

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Point zéro Au départ, il y a soi. En soi, vers l’intérieur Il y a l’infiniment petit Et de soi vers l’extérieur L’infiniment grand. Ainsi, chacun est son propre Point zéro  [+]

L’urbain me colle à la peau

Par soirs de grand vent
Le bruit des autos
Déplace l’air de la nuit
Celui des camions qui lancent
De grands coups de corne de brume
Enfin d’un son lointain le bruit du train
Qui à son maximum
S’en va déjà, ne m’attend pas.
L’urbain me colle à la peau

Autour de moi
Des balcons de béton
Regardent immuables
Des terrains de jeux
Vaguement désertés
Des enfants, comme des passants.

Rêverie, rêverie...
Je te cherche
Je voudrais connaître
L’envers du décor
L’urbain me colle à la peau

A la foule je me suis mêlé
De longs manteaux fermés
Sur des trottoirs
Marchent sur coussin d’air
Marchent en aéroglisseur
Dans un silence égal au vent
Qui nous glace les mains.
Je me repasse le film d’avant en arrière...
Il ne s’est rien passé.
L’urbain me colle à la peau.

Je m’envoie dans le décor.
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