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L'or sublime.

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Ces cheveux ténébreux nés des mines célestes,
Cet or en fusion sur ce prénom envoûtant,
Peau de nacre ou l’on s’enivre sans conteste,
Mille reflets fragiles, subtils et déroutants.

Derrière ce regard d’azur parfois hésitant
J’ai cherché le battement d’un baiser sublimé,
Au clair du bitume tes pas scintillants,
J’ai désiré frôler la flèche empoisonnée.

Ces cheveux clandestins sur mon chemin,
Obscurs, la lumière s’engouffre sans mesure,
Le sang rugissant éclabousse l’horizon lointain,
Le feu d’un ciel effilochant mon armature.

Derrière ce regard une frontière gisante,
Cousue d’un fer rougit aux tisons écarlates,
Et cette suie qui borde la rivière ou hantent
Les larmes sèches de non-dits qui éclatent.

Ces cheveux battant le vent, hautains, divins,
Ça n’était qu’une seconde isolée du temps,
J’étais là le coeur grisonnant, expiant le sang
D’un horizon éteint, d’un astre épris de chagrin.

Derrière ce regard, les chaloupes renversées,
Laissent partir les matelots à l’ivresse immense
D’une tempête, virtuose et mortifère danse
De cet être, de la quête d’un ultime baiser.

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