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L’oie, le coq et le renard

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Bertrand

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Dans la campagne, un vieux fermier
N’avait que pour animaux, bien prisonniers,
Une vieille oie et un jeune coq, qui dans la basse-cour,
En firent vite le tour.
Un jour, l’homme s’en alla faire la fête.
La volaille voulut alors prendre la poudre d’escampette ;
Dès les premiers pas, elle arrêta net,
Car d’un renard, elle en vit la tête ;
Sur ses deux pattes de derrière, il se mit,
Et leur parla ainsi :
Vous me paraissez bien deux malins,
Mais dans ma bouche, vous ne ferez qu’un.
Votre plumage vous est utile,
Mais il me sera bien futile.
Votre chair paraît tendre,
Et ma faim se fait entendre,
Si la vie vous paraît stupide,
Venez me voir, la mort sera rapide.
A ces mots, le jeune coq, fier de lui, répliqua :
« Renard, tu me parais rusé, là-bas,
Mais moi, coq, je suis plus intelligent que toi.
Si tu t’approchais,
Sur la colline, je m’enfuirais
Au-delà du hêtre.
Prends donc l’oie, elle est bien trop bête. »
Celle-ci sembla ravie,
A croire, qu’elle n’avait rien compris.
Dans la basse-cour, le renard entra,
Et se demanda, en premier, qui il mangera.
La vieille oie resta sur place,
Et le jeune coq montra toute son audace.
Sur un tas de bois, il alla coqueter.
De ses comparses, il voulut se moquer.
Mais du bord, il ne fit que tomber.
Le renard bondit sur lui,
Et qu’une seule bouchée, il n’en fit ;
L’oie ne se fit pas attendre.
Elle cacarda qu’il aille se faire pendre.
En liberté, elle alla faire sa vie,
Et jamais plus, elle n’eut d’ennuis.

Moralité :

Ce n’est pas assez d’avoir de l’intelligence,
Il faut savoir l’utiliser avec bon sens.
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