L’indicible pardon de la chair

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Joueur de mots. "Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux." (René Char).

Il faudra bien un jour que je vous parle de ces transes boréales dont l’architecture fugitive transposait la nervosité des doigts du naufragé. Vous que j’aimerais aimer bien, vous mon odalisque évanescente, mon oisive des jours de pluie, ma pâle fontaine de jouissance, il faudra bien un jour que je vous dise l’asservissement des plaisirs aux poussières de l’existence repliée. Lors, rejetant les frivolités bon marché qui parsèment les étals, j’oserai la crue nudité des émotions.

C’est une émulsion subtile que la promesse des jours et un péril latent d’effondrement de soi. Nul ne saurait s’exposer impunément à l’érosion de l’espérance. Il me faudra persister sans m’acharner, poursuivre calmement mais résolument l’acmé de mes désirs.

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