1
min

L'Incube

Image de Sylvie Cage

Sylvie Cage

12 lectures

0

Par la fenêtre ouverte de mon esprit
J'entends chuchoter l'échos de ma fièvre
Mon corps ruisselant, tremblant et meurtri
S'enfonce délicieusement dans la lie de mes rêves

De ces spectres mûrs et mugissants
S'échappent un âpre et vilain chant
Que seule ma folie frustratoire
Ne peut, par elle-même, concevoir

Venez à moi, incube pervers !
Que je cède à vos vils tourments
Emportez moi dans vos enfers !
Avilissez-moi par vos enchantements.

Forçant mes yeux à ne plus voir
Vos bras m'empoignant fermement
Comme un salut conjuratoire
Je m'offre à vous aveuglément.

N'ayez point de pitié, condamnez mon âme
Traversez-moi de part en part
Outragez mon corps que la science condamne
Nourrissez-moi de faux espoirs.

De mes vœux, je vous sens venir à moi.
Contrôlant mon corps jusqu'au bout de mes doigts
Je vibre de passion sous le poids de vos caresses
Dès maintenant jusqu'à l'aube, ainsi mes maux disparaissent.

Aux premières lueurs bleuâtres du soleil qui danse
Votre emprise sur moi, chaque matin, redouble
Vos mots, vos mains, se font plus intenses
Éperdue, abandonnée, mes yeux se font troubles

Nos regards accablés, nos larmes retenues,
La blancheur de l'horizon crie votre départ imminent
Oh ! Incube de mes rêves, existez vous vraiment ?
Que deviendrais-je alors ? Si vous ne m'aimez plus...
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,