L'homme du cerisier

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Mon cœur demeure malade.
Devrais-je au cours de mes ultimes balades,
Aux côtés de cette chaise vide que fut la vôtre,
Me poser sous ce cerisier en fleur dont vous avez prié l'ombre pour qu'elle vous transporte ?

Les petites dames blanches semblent me conter votre histoire
Semblable à elles lorsque le vent les emporte.
Aux abords de votre visage, simplement le jour me paraît noir.
Comme vous rendez la naissance de l'aube si forte !

J'ai cru vous rencontrer à demi-nue au sommet d'un grand arbre.
Votre peau si pâle a volé toute la lumière.
Dans votre obscurité, j'aurais aimé emporter vos rimes sur cette écorce blafarde.
Serait-ce pêcher ou trop vous admirer que de voler vos prières ?

Votre art seulement transporte, à présent, mon âme en pleurs.
Tant de fois me suis-je embrassé de toutes vos blanches fleurs !
Homme du cerisier, je vous regarde,
Et mon cœur demeure malade.


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