L'homme créole

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Ronan.  [+]

Image de Eté 2016
Des pluies grises frappent l’île barbare
Le sable noir gicle de ses plages mortuaires.
L’Homme noir marche dans une rue sans âme.
La ville l’avale et cadre ses mouvements.
Le train le régurgite et le rend à son travail.
De petits gestes en petits rêves, il surveille son hangar.
Comme chaque nuit, chaque soupir.
Puis il s’endort et le voyage commence.
Pendant qu’un énorme soleil anéantit l’orange des mers.
Un vent immense plie les arbres verts
Sur des routes luisantes et humides.
Le vieil homme mêle ses larmes aux gouttes qui tombent.
Amours perdus des esprits flamboyants
Blanches traînes tournant autour des troncs.
Masque d'or du Dieu de la mort qui danse vaudou
Baron Samedi qui rit d’un rire si doux
Un serpent enserrant la passion de son cœur.
Il se passe ceci pendant que la terre tremble.
Il se voit cela pendant que le volcan éructe,
Que le jus acide de la Ville perce et râpe ses entrailles.
La certitude si présente de ne pas être là, de ne pas être de là.
Le fait danser, rouler, marcher, coralien
L’Homme créole se dresse, sa peau en lambeaux se masque de tissus.
Il tend la main, oubliant qui il est.
L’homme créole s’endort, puis s'enflamme, rougeoyant.

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