L’Étranger de Baudelaire

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Il faut rire de tout et avec n'importe qui, surtout sous la torture  [+]

Image de Eté 2017

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Arqué sur un bourdon marchait un petit vieux.
La crasse lui faisait un collier de poussière,
Sur sa nuque grouillait une immonde crinière,
Il allait, claudiquant, les pieds nus, guenilleux.

D’océanes splendeurs fulguraient dans ses yeux.
« Je fus le roi, dit-il, d’une race guerrière,
« Sur mes doigts, tel Midas, l'or jeta sa lumière,
« Des reines ont subi mon désir orgueilleux.

« La couronne, le fer, l’or, le rut, le mensonge,
« Je m’en suis départi lorsque une nuit, en songe,
« J’ai vu la Liberté chevauchant un éclair.

« Je ne puis te montrer d’elle que son sillage... »,
D’un ongle cassé, « vois !... », il désigna l’éther,
« ... le nuage... là-bas... le merveilleux nuage ! »

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