L’éternité retrouvée

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Depuis L'océan indien ma prose voyage du battant des lames au sommet des montagnes et je me souviens de mes vies antérieures  [+]

Je cache mon bonheur et je compte les heures jusqu’au prochain sommeil. J’ai pris des chemins qui ne mènent nulle part pour être sur d’arriver à toi.

Quel beau voyage, même si tu as tourné les pages de ce livre d’heures et d’images.

Combien de jours, combien de lunes pour arriver jusqu’ici. J’ai laissé mon passé et je m’abandonne heureux aux nuages qui passent.

J’ai baissé l’abat-jour effaçant quelques rides de ce lit froissé où dorment les étoiles, jamais tu n’es si réelle que dans mes rêves les plus fous.

Il m’a suffit de te perdre pour te retrouver et laisser mourir sur tes lèvres mon dernier souffle de vie. Assise au bord du lit de ma rivière, j’ai deviné ta lecture, penché sur ton épaule ensoleillée.

Ton absence me laisse un vide immense. Je ne voudrais pas connaitre la fin de l’histoire, tout me semble si dérisoire.

Il n’y a plus rien que le vent et quelques feuilles mortes sur une allée déserte. Il n’y a plus qu’un rien débarrassé du tout, un rien si pur et si paisible, comme ce rien sur la tombe d’Ozu*.



*Le cinéaste japonais a fait graver sur sa tombe un seul caractère, le Mu que l’on pourrait traduire par l’impermanence de la vie, le passage sans porte.
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