L'Envoûté éternel

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à Antonin Artaud

Dévale les étoiles, roule dans l'absolu
Repeint ton âme aux couleurs de lumière
Pose ton sac, ta démence s'est tue
Ta soli-lassitude a quitté sa tanière.

Ta peau pendante comme un habit trop vaste
Tes yeux de fauve blessé où la folie s'attarde
Ton corps fripé, tordu par les courants néfastes
Aiguilles plantées en toi comme des échardes.

La vie et la camarde doivent cohabiter
L'étroit chemin de terre était d'un ocre sale
Folles étaient les herbes, aux ronces entremêlées,
Un vieux cheval tirait la charrette bancale.

Les roues qui grinçaient dans le petit matin
Secouaient ta chair s'en allant vers l'oubli
Toi qui ne pus jamais te frayer le chemin
Qui aurait libéré ton cerveau obscurci.

Tu disais « Pour mourir, il faut être né » 
Tu voulais être pour nous « cet envoûté éternel »
Et ton esprit si lucide et si désemparé
Parfois encore nous hante et nous appelle.


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