L'Abreuvoir

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Quand les mots venaient seuls au regard de tes hanches
Qu’ils chantaient dans mon cœur de stupides couplets
À faire chialer les morts, les oiseaux sur les branches
Quand j’avais dix-sept ans, quand tu étais ma plaie.

Je taillais pour ta bouche des vers aussi moroses
Qu’un éloge funèbre et je voulais mourir
Devant cet Abreuvoir pour te dire mes proses,
Mais jamais tu ne vins m’entendre dépérir.

J’écrivais comme on jouit dans la gorge des femmes
Mon amour psychopathe sous tes volets maudits,
Qui ne s’ouvraient jamais que pour des mots infâmes
Et faisaient le ruisseau d’où coulait Mélody.

J’aillais à l’Abreuvoir pleurer mes sérénades,
Mais depuis qu’elle est morte, enterrée sous mes vers,
Mes amours ne sont plus que piteuses ballades
Où s’enlisent la haine et ce monde pervers.

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