Je pars

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Quand le bruit de mes silences se fait bien trop lourd,
Quand les pas de mon errance n'offre pas de retour,
Quand je questionne la nuit et n'obtient plus de réponses,
Quand le jardin de ma vie est envahie par les ronces,
Quand la pluie se fait cascade et que ma colère est orage,
Quand dans le reflet du miroir je ne connais plus mon visage,
Quand mes rides offrent un témoignage des décennies précédentes,
Quand j'ai p'têt une gueule sans âge, mais une gueule de bois permanente...
Je pars....
Je pars la où personne ne sait où s'arrête la terre et ou commence l'océan,
Où le soleil se terre et ou se situe le royaume des vents.
Je pars en avion, en voilier, même si j'ai pas le pied marin, Avant de devenir fou à lier, des fois le goudron y'en à marre hein ?!

Je pars contempler le monde sur les plus hauts sommets. Que mon âme vagabonde soit un temps rassasié.
Je veux que les nuages chuchotent à mon oreille,
Des contes et des légendes, qu'ils me racontent les arcs-en-ciel.
Je veux que l'horizon soit la plus belle des ivresses,
Que chaque km parcouru soit porteur de promesses,
Et si l'averse s'invite à ce dialogue silencieux,
j'écouterais chaque goutte palpiter d'un tumulte délicieux....

Je pars perdre le nord, à la croisée des chemins,
Sculpter un nouveau décor dans l'écume des lendemains,
je pars arpenter les landes, les sentiers de bords de mer,
sur la route des destins il n'y a pas de place pour hier,

Je veux sentir sur ma peau une fugace éternité,
Ecrire sur un coin de table ce qui l'est impossible d'expliquer, Caresser les courbes d'une jeunesse qui s'enfuit,
Par la force de mes doutes construire ce qui n'a pas de prix...

La routine comme crève coeur, chaque jour un nouveau départ,
à la recherche du bonheur, il est possible que je m'égare,
Mais dans ma vie, dans mon art,
si je fuis, si je pars,
c'est pour écrire à l'encre noire,
les chapitres oubliés de mon histoire...

Et je reviendrais vers toi. Tu m'attendras sur le quai,
A la terrasse d'un café ou bien au bord de la jetée,
Tu auras le sourire rieur, le regard impatient,
Tu n'auras aucune rancœur même si j'ai foutu le camp.
Nous partagerons une étreinte,
Comme un nouveau voyage,
Peut importe si je suis loin,
Je reviens toujours vers ton visage,
j'ai beau courir sans but, j'ai beau traverser des portes,
je pense à toi chaque minute, tu es la seule qui me transporte....
Puis je rangerai mes bottes de 7 lieues, et continuerais de croire,
Que jamais aucun adieu ne viendra se cacher dans nos au-revoir.
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