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Je m'habille aux graphies

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Lassé des choses sûres j'ai lassé mes chaussures
pour aller vers devant,
hélas j'ai eu chaud sur le dos et hâlé j'ai cherché le vent du levant.
J'ai trouvé la poussière, celle qui me pousse hier,
m'entraînant au devant du devin, le vain, celui du vin,
celui qui vint au temps où mes poux y errent.
Il a plu ça m'a plu.
Mets l'arme de côté pour tâter de mes larmes,
les charmes séchèrent mes drames,
sans alléger ma trame, en nage comme les dames,
j'ai l'âge qu'on me damne.

Buvant les paroles de la pluie qui goutte et de l'appui qui coûte,
j'ai suivi des traces de pas dans l'océan,
en prenant le pli des croûtes.
Le festin a commencé mais le destin n'est pas tracé,
et j'ai la patte racée autant qu'un batracien.
J'empeste un peu le pain rassis, et peste intérieurement aux prieurs menteurs congénitaux congédiés au plus tôt.
Ce n'est pas le ciel qui m'envoie, j'ai le sourcil qui louvoie et sans souci l'ouvre et vois le sursis sur la voie,
avoir l'acide à voir la cible, à voix lucide et voile habile,
voilà la bile assidue qui volubile en ciguë.
Graves et aigus font les médiums, les mélopées aux cœurs des hommes.
Ya peu de bottes sur la portée, les portes sont là pour y butter,
les notes auraient tout emporté sans les cohortes d'empotés qui nous ressortent le pâté,
faute de mieux à leur portée pour quelques votes à leurs côtés.
Grimpant la côte tenant nos côtes d'un rire grinçant, jauni au temps,
sourire rinçant les sangtiments, en évinçant ressentiments.
Férir l'oubli, fourbir l'amnésie,
et l'amnistie s'ébroue de la boue, des phtisies,
on dirait que ça te gène de marcher dans l'hypocrisie,
la mémoire en gadoue, dans les poches, jusqu'au cou.
Alors je bous mais, lentement, me remets debout.
Devant l'anse, le vent me tance d'ignorer ma vengeance,
digne orée de son bois constrictor,
la forêt des Bermudes pour un merle chanteur,
passereau par l'eau passé, déjà par le passé,
ainsi parle avenir.
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