Jalousie

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Un soleil immense, éblouissant, au zénith. Un parc assoupi. C’est l’heure de la sieste.
A l’ombre d’une véranda, quatre pieds couchés, immobiles. Le vol d’une mouche, la caresse d’un rêve les effleurent. Ils tressaillent.
Deux sont blancs et noueux, deux autres lisses et bruns.
Les pieds blancs s’éveillent, s’étirent longuement. De leur plante, ils frôlent les pieds bruns. Ils se retirent vivement.
Lentement, prudemment, les pieds blancs se rapprochent de nouveau, par à-coups, hésitants. Ils frôlent les pieds bruns qui ne fuient plus la caresse. Les pieds blancs s’enhardissent, se collent aux pieds bruns. Les quatre pieds se câlinent, se cajolent de toute leur plante.
A quelques pas de là, à l’ombre d’un flamboyant, deux autres pieds s’éveillent. Ils sont larges, robustes, rugueux, brûlés par le soleil. Longuement, ils s’étirent, se mettent debout. Soudain, ils hésitent, s’arrêtent. L’éclat d’une lame brille au soleil et siffle dans l’air brûlant.
Sous la véranda, les pieds bruns sursautent, restent un instant suspendus en l’air, puis retombent lourdement et ne bougent plus.
Prudemment, les pieds blancs se retirent dans l’ombre.

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