J'ai peur que tu t'en ailles

il y a
1 min
262
lectures
27
Qualifié

Metteur en scène-auteur vivant à Saint-Malo. A publié "Une belle poignée de cerises" chez Paroles de Lorrains et "Des Nouvelles de Saint- Malo" chez Boule de Rêves Éditions  [+]

Image de Printemps 2021

© Short Édition - Toute reproduction interdite sans autorisation

Je bois tes paroles de femme
Enveloppées de vigne et de fleurs fraîches
Devant nos yeux la montagne s’est drapée de nuit
Demain nous marcherons dans le creux de ses hanches

Je t’ai tant espérée
Comme on cherche une porte dans une chambre noire
Tant de fois mes bras ont brassé du vide
J’ai donné de la voix à ma solitude
Une voix devenue cri
Mes mains voulaient attraper le monde
Pour le faire tourner autrement
Pour broyer le grain de sable
Mais il faut le silence pour entendre battre les cœurs

Je t’ai cherchée au fin fond des forêts, dans le chant des sèves chaudes
J’ai laissé tant de fois ma fenêtre ouverte pour lancer des couteaux aux nuages
Mais la pluie n’est pas tombée
Errant dans mille et une nuits
Funambule entre deux sommets de mensonges

Devant ta maison bleue ça sent la pomme et le lilas
Ce soir je suis riche de toi
De ta voix aux harmonies chatoyantes
Juste du bout des lèvres tu me donnes le LA
Tu es belle comme un silence parmi les chants d’oiseaux
Mes chevaux ont posé leur fougue à tes pieds
Je me laisse enfin apprivoiser
Tu as ouvert mes chemins de sable
Maintenant tu es là
Ne laissons plus le temps filer entre nos doigts
Demain la montagne sera belle comme un dimanche
Nous irons marcher dans les creux de ses hanches
27

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !