J’en ai marre !

il y a
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Amoureux du langage des oiseaux, j'adore jouer avec les mots . J'ai édité en 2009 un recueil de poèmes aux Editions Baudelaire. (très grosse vente : 30 ex - ahahaha) depuis je suis riche  [+]

J’en ai marre !
De ce monde, de cette misère
De ces morts pour la guerre
De ces escroqueries financières
De cette démocratie outrancière
De cette soi-disant bannière
Où il faut se ranger derrière
Par peur d’être traitée d’étrangère !

J’en ai marre !
De ces tests ADN
Chargés de tant de haine
C’est toujours la même rengaine
Rentre dans le rang sinon je dégaine
Et les colères se déchaînent
Vraiment tu me fais de la peine !

J’en ai marre !
De ces jugements bidons
Aux riches tu donnes raison
Aux pauvres tu offres du bidon
De ces jugements marrons
Aux nantis tu leur donnes la Nation
Aux SDF leur billet d’avion !

J’en ai marre !
Des escroqueries de nos patrons
De leurs histoires de pognon
Des syndicats et de leur moral
Les soudoyés du système patronal
Des échéances électorales
Des politiques amorales
Bientôt les municipales !

J’en ai marre !
De leur Grenelle de l’environnement
Sauvez la Planète maintenant
Ça fait déjà bien longtemps
Que nos écolos sont plongés là-dedans
Qu’avons-nous fait depuis trente ans
Rien, ce qui compte c’est l’argent !

J’en ai marre !
D’être pris pour un con
Que l’on me prenne mon pognon
Pour une soi-disant amélioration
A quand la révolution
Pour que l’on cesse de tourner en rond
Et qu’on nous donne les bonnes informations !
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Gina Bernier · il y a
Tout est dit! la révolution si elle se faisait .... changerait-elle seulement quelque chose???
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Tnomreg Germont · il y a
En commentaire ce texte de Jacques Salomé:
Le conte de la planète Espère

Il y aura un jour à l’école un enseignement actif à la communication relationnelle.

Il était une fois un groupe d’hommes et de femmes qui, désespérés de vivre sur une planète où régnaient l’incommunication, l’incompréhension, la violence, l’injustice et l’exploitation du plus grand nombre par des minorités bureaucratiques, politiques ou militaires, décidèrent de s’exiler. Oui, de quitter leur planète d’origine, la planète TAIRE, pour aller vivre sur une planète différente qui avait accepté de les accueillir. Il faut que je vous dise dès maintenant ce qui faisait la particularité de cette planète différente, appelée ESPÈRE.
Il s’agit en fait d’un phénomène relativement simple, mais dont la rareté méritait une grande attention. Sur cette planète, dès leur plus jeune âge, les enfants apprenaient à communiquer, c’est-à-dire à mettre en commun. Ils apprenaient à demander, à donner, à recevoir ou à refuser. Vous allez certainement sourire ou être incrédules devant quelque chose qui peut paraître si puéril ou encore si évident que cela ne retient l’attention ou l’intérêt de personne. Vous allez penser que j’exagère ou que j’ai une arrière-pensée trouble. Si c’est le cas, cela vous appartient. Je vous invite quand même à écouter la suite.
Sur la planète ESPÈRE, qui avait en elle aussi une longue histoire de guerres et de destructions sur plusieurs millénaires, on avait enfin compris que ce qui fait la sève de la vie, ce qui nourrit le bien-être, l’énergie vitale et surtout ce qui donne à l’amour sa vivance, c’était la qualité des relations qui pouvaient exister entre les humains : entre les enfants et les parents, entre les adultes eux-mêmes.
Cette découverte ne s’était pas faite sans mal, il avait fallu l’acharnement et la foi de plusieurs pionniers, la rigueur et la cohérence de ceux qui suivirent, pour accepter ce qui était depuis longtemps si masqué, si voilé, à savoir que tous les habitants étaient à l’origine des infirmes, des handicapés de la communication. Par exemple, que beaucoup justement ne savaient pas demander, et donc prendre le risque d’une acceptation ou d’un refus. Mais qu’ils prenaient, imposaient, culpabilisaient, violentaient pour avoir, pour obtenir.
Oui, je dois vous le dire tout de suite, le dieu qui régnait dans cette époque lointaine sur la planète ESPÈRE était le dieu AVOIR. Chacun voulait acheter, voler, déposséder les autres, enfermer dans des coffres, capitaliser le dieu AVOIR. Celui-ci régnait sur les consciences, imposait ses normes, et sa morale régulait la circulation des richesses, violait toutes les lois humanitaires, contournait tous les règlements à son seul profit. La plupart des humains de l’époque ne savaient plus donner, ils vendaient, échangeaient, trichaient pour échapper au partage, thésaurisaient pour amasser, se faisaient des guerres sans fin pour accumuler, avoir plus.
Le recevoir était le plus souvent maltraité. Accueillir, amplifier tout ce qui aurait pu venir de l’autre était risqué, déconseillé. L’intolérance à la différence orientait le plus grand nombre vers la pensée unique, les intégrismes ou le politiquement correct. Les refuser était également l’enjeu de beaucoup d’ambivalences, le refus était assimilé à l’opposition, au rejet, à la disqualification et non au positionnement, à l’affirmation positive quand on a la liberté de dire non dans le respect de soi. À cette époque, le dieu AVOIR s’appuyait sur des principes forts, communément pratiqués au quotidien de la vie personnelle, professionnelle et sociale de chacun.
Je vais juste en rappeler quelques-uns pour mémoire, car, bien évidemment, ces principes sont aujourd’hui devenus caducs sur la planète ESPÈRE. Le premier auquel tenaient beaucoup les parents et les enseignants de l’époque était de parler sur l’autre. Oui, oui, non pas parler à l’autre, mais parler sur lui avec des injonctions, en lui dictant par exemple ce qu’il devait penser ou ne pas penser, éprouver ou ne pas éprouver, dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire. Vous le comprenez bien, ce principe était destiné à maintenir le plus longtemps possible les enfants dans la dépendance et développer plus tard cet état au seul profit de quelques-uns en entretenant des rapports dominants-dominés.
Un autre principe était de pratiquer la disqualification ou la dévalorisation. De voir et de mettre en évidence tout de suite les fautes, les manques, les erreurs et non pas, bien sûr, de constater, de valoriser les réussites, les acquis ou les succès. S’ajoutait à cela la culpabilisation, très prisée, car elle évitait de se remettre en cause ou de se responsabiliser en rendant l’autre responsable de ce qui nous arrivait ou même de ce qu’on pouvait ressentir. « Regarde comme tu me fais de la peine, comme tu me rends malheureux en ne suivant pas mes conseils… »
Le chantage, la mise en dépendance, la manipulation complétaient les principes déjà énoncés pour maintenir entre les humains un état de malaise, de non-confiance, de doutes, d’ambivalences et d’antagonismes propices à entretenir méfiances, violences et désirs de posséder plus. À un moment de l’histoire de cette planète, il y avait tellement de conflits et de guerres, non pas d’un pays contre l’autre mais à l’intérieur d’un même pays, que deux humains sur trois survivaient dans l’insécurité, la pauvreté et toujours la faim présente. Il n’y avait jamais eu autant d’exploitation économique et sexuelle des enfants, autant de génocides décidés froidement, de tortures et d’intolérances.
L’homme était devenu un prédateur redoutable, doté de pouvoirs technologiques, chimiques, biologiques ou de capacité de manipulations audiovisuelles si puissantes qu’aucun contre-pouvoir ne pouvait l’arrêter. Puis survint un stade critique où la violence intime, une violence de survie, fit irruption dans les familles, dans les villages, dans les quartiers des grandes villes. L’apparition de cette violence, de plus en plus précoce, réveilla les consciences. On voyait des enfants de huit ans, de dix ans, brûler, torturer des adultes démunis, ahuris, incrédules. Vous allez penser que je déforme, pour vous inquiéter, une réalité qui peut paraître semblable à la vôtre !
Ne croyez pas cependant que tout le monde restait passif ou inactif. Beaucoup se mobilisaient, les réformes se succédaient, les commissions se réunissaient, les tribunaux internationaux tentaient de juger les plus criminels, certains dictateurs à la retraite ne se sentaient plus en sécurité, des ministres passaient devant les hautes cours de justice, des financiers célèbres étaient envoyés en prison. De plus en plus de gens n’acceptaient plus les dérives de ce type de société.
Mais comme vous l’avez remarqué sur notre propre planète, toutes ces actions se faisaient en aval, dans l’après-coup, il n’y avait aucune réforme en amont. Aucune réforme pour unifier, se réconcilier, proposer à chaque être des règles d’hygiène relationnelle susceptibles d’ouvrir à des relations vivantes, créatrices, conviviales.
C’est pourtant ce que firent, en quelques décennies, ces pionniers, ces éveilleurs de vie de la planète ESPÈRE quand ils convainquirent des parents, des adultes de descendre un jour dans la rue pour se mettre en grève de vie sociale. On n’avait jamais vu cela dans toute l’histoire de cette planète : des hommes et des femmes décident de se mettre en grève d’existence pour tenter de sauvegarder le peu de vie qui subsistait sur cette planète.
Comment firent-ils ? Ils arrêtèrent de travailler, d’acheter, d’utiliser les transports publics et privés, de regarder la télévision, ils sortirent dans la rue, se rencontrèrent, échangèrent, s’offrirent ce qu’ils avaient, partagèrent au niveau des besoins les plus élémentaires. Ils s’apprirent mutuellement le peu qu’ils savaient sur une autre façon de communiquer et découvrir ensemble le meilleur d’eux-mêmes au travers du meilleur de l’autre.
La suite n’est pas simple, les démarches furent complexes, les résistances vives, mais un jour, dans un des pays de cette planète, on décida d’apprendre la communication à l’école comme une matière à part entière, au même titre que les autres : s’exprimer, lire, écrire, compter, créer, communiquer. Et dans ce pays la violence commença à disparaître, le niveau de la santé physique et psychique augmenta, des hommes et des femmes découvrirent qu’ils pouvaient s’autoriser à être heureux.
Un jour, les hommes et les femmes qui continuent de vivre, de survivre, sur la planète TAIRE devenue invivable, décideront peut-être, non pas de s’exiler et d’aller vivre sur la planète ESPÈRE, mais plus simplement d’apprendre à communiquer, à échanger, à partager autrement.
Vous vous demandez peut-être où est située la planète ESPÈRE dans l’espace ?
Je vais vous faire une confidence, elle est à inventer dans votre coin d’univers, dans chaque lieu où il y a de la vie.

Jacques Salomé
Contes à aimer. Contes à s’aimer
Paris, Albin Michel, 1994

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Gina Bernier · il y a
Un grand merci pour ce texte. Est-ce que parce que j'ai parlé qu'une révolution ne changerait pas beaucoup la donne ....D'elle provient notre démocratie. Mais toujours des abus, toujours les riches et les pauvres, toujours des lois détournées, toujours des dictatures et des présidents qui ne protègent pas le peuple. Pourtant l'entre aide existe par le nombre d'associations. La communication peut être un peu moins, bien que des médias informent. Et il est vrai que le commun des mortel pourra s'égosiller personne ne l'entendra, peut être même pas son voisin, cela ne voudra pas dire pour autant qu'il faudrait se taire. Donc il y a la planète espère , elle se trouve encore dans nos campagnes...
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Tnomreg Germont · il y a
Oui dans nos campagnes où se jouent simplicité et proximité de la nature - mais la véritable révolution est en nous-mêmes, changeons-nous et le monde changera...
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Gaby S · il y a
ça suffat comme çi !
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Tnomreg Germont · il y a
😂😂👍
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Gaby S · il y a
J'aime bien quand vous vous mettez en colère...ça vous va bien je trouve les textes un peu revendicatifs et puis je partage ce que vous décrivez...Manque quand même un paragraphe sur cette technologie invasive...se créer des comptes à tout va etc...la politique du : "do it yourself"..."Raz la casquette" !
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Tnomreg Germont · il y a
Merci ! Excellente remarque
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Safia Salam · il y a
A quand la révolution ? Comme vous l'énumérez si bien, les raisons, on les a...

Il me semble que vous vous cantonnez dans le "ras-le-bol", qui conduit au pire à une manif, et que pour amener la question de la révolution vous devriez davantage exprimer la colère, la rage. Les éléments sont bons, mais il manque cet élan puissant et incontrôlable du débordement populaire.

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Tnomreg Germont · il y a
La seule révolution que je préconise est la révolution intérieure, mais il faut que cela passe par une prise de conscience - les manifs style les gilets jaunes = connerie - tu veux changer le monde, change-toi d'abord.
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Safia Salam · il y a
Peut-être qu'ils se sont tous changés de l'intérieur avant d'enfiler le gilet ?
Il est certain que c'est sur nous-mêmes que nous avons la première obligation de changement.

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Tnomreg Germont · il y a
non le gilet est un masque de +
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Isabelle Is'Angel · il y a
Bravo ....
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Tnomreg Germont · il y a
Merci
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Brigitte Bellac · il y a
Nuit du 4 août 1789. L'Assemblée Constituante, proclame L'ABOLITION DES PRIVILÈGES.......
Wouarrrrrrrrffffffffff !!!! Merci M'sieur. Votre colère me touche !

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Tnomreg Germont · il y a
Merci Madame ! J'admire votre érudition !!!!
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Dranem · il y a
L'homme est-il encore capable d'une vraie révolution ?
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Tnomreg Germont · il y a
Sincèrement ...Non ...l'unique révolution à faire est en son for intérieur, change-toi et le monde changera..Inchallah
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Joëlle Brethes · il y a
Tonalité slam dans cette diatribe que je rejoins ! ;)
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Tnomreg Germont · il y a
Bien entendu et bon slam avec moi...

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