Il est un pays

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J'écris pour m'amuser, flâner, rêver, voyager. Merci à Toutes et à Tous de votre visite  [+]

Blancs chevaux là-bas sur la lande,
Le genêt et la bruyère tous deux liés,
Au cœur me touchent les légendes,
De cet étrange et attachante contrée.

Sais-tu l'Ami que sous les toits de lauzes,
Se chantent des vers et des mots antiques
Dansent des jeunes filles aux tresses de roses,
Dorment des amants aux cœurs frénétiques ?

Les lacs et les étangs voilés de blanc et de gris,
Ont des sentiers qui se perdent sous les fougères,
Des feux follets caressent leur onde quand vient la nuit,
Et la lune fidèle, précieusement les éclaire.

L'épilobe, fleur sauvage mais reine en cet endroit,
Empourpre les coteaux et les vastes plaines,
Tandis que la Vielle, la harpe et le hautbois,
Jouent à la fois, la mort, la vie, les rires et les peines.

Je connais des villages où des béates* sans âge,
Les yeux rivés sur leurs fuseaux de frêne ou de noyer,
Trament sur leurs étranges rubans toutes les pages,
Des grandes et petites histoires de l'assemblée.

Et c'est là vois-tu l'Ami quand mon âme fatiguée,
De courir sous d'autres cieux, sur d'autres itinéraires,
Viendra comme une enfant chérie et retrouvée,
Prendre son ultime repos auprès de ses pairs.


* Les béates étaient des femmes célibataires dont le rôle principal était d'éduquer les enfants et d'enseigner la religion dans les villages. Elles transmettaient également aux jeunes filles l'art de la dentelle. Elles étaient nombreuses dans le Velay.
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