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Idylle ancienne

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Idylle ancienne
Nous vivions dans la légèreté
Et empruntions des routes intérieures
Qui menaient jusqu’au fond de nous-mêmes
Je voyais dans ton regard le paysage qui était derrière moi
Avec tout le sable de la plage et toutes les vagues de la mer
Ou toute l’herbe de la campagne
Avec le ruisseau qui reflétait le profil de ton sein
Et le ciel qui prenait la couleur de tes yeux
Nous nous cachions derrière les buissons
Qui étaient animés d’une vie mystérieuse
Qui nous poussait l’un vers l’autre dans un élan charnel
Les cheveux dans le vent comme une crinière
Ton corps galopait dans le pré
Je le poursuivais avant de l’atteindre
Pour le rouler dans l’herbe épaisse
Et le crucifier sur la roue de mon désir
Maintenant je me glisse sur la perspective
Jusqu’au bout de la digue que la mer asperge
Où nous connûmes cet amour inextinguible
Ton image se cache toujours au fond du miroir
De la chambre que tu occupas
Dans ce café du port où venaient tous les marins
Le soir ferme ses paupières sur le regard du jour
Mais où est le souvenir des échos disparus ?

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