Hyperboréen

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Voici mon par-cours : Scieur de long, au long cours ; dans le pays de ma mère les villages ont des noms à rallonge mais se terminant souvent par -cour. Je suis contre la chasse à courre à cor et  [+]

Image de Été 2014
A perte d’horizon
Pas âme qui vive
Coma l’unisson
Le silence m’enivre
Un instant j’ai cru
Sentir un cœur qui bat
A perte de vue
Il n’y a de bois que moi.

J’ai pêché ici
Les perles les rosées
J’ai pêché là-bas
Les trombes les risées
Sous les vents givrés
J’ai suivi l’étoile
Sur les vents j’irai
Plus loin que mes voiles.

Mon étrave bleue
Gèlera les ondes
Je serais heureux
Pour chaque seconde
Je fendrai les cieux
De mon mât de misaine
Les jours bienheureux
Se muant en semaines.

Un sillon léger
Lentement s’efface
Dur à prolonger
Vu depuis l’espace
Ils peuvent chercher
Avec leurs satellites
Je me suis caché
Là où les ours habitent.

Mes flancs compressés
Frémissent et grincent
Des poignes glacées
Sont autant de pinces
Je vais dériver
Dans cette banquise
Qui me fait rêver
Une douleur exquise.

Peu importe si
La fonte du printemps
Lâchera aussi
Un otage consentant
Au moins cette fois
J’aurais gagné la mer
J’aurais eu la joie
De me perdre éphémère.

Ni bord ni rive
Je suis le continent
Un songe arrive
Qui nous garde vivants
Je glisse pourtant
Je patine grisé
Je plisse le plan
Et les glaces irisées.

Je suis pointillé
Suspendu fragile
Témoin oublié
Souvenir d’une île
Et je surgirai
Sortie de l’ombre
Et je vous dirai
Ma pensée profonde

Que seul peut avoir
L’exilé volontaire
Qui sur un miroir
A fait un tour de terre
... perte d’horizon
Coma l’unisson
Le silence m’enivre.

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