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Hymne à la vie

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Agnès A. Gudet

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Elle se souvient, le cœur coincé dans sa gorge
Son bébé de quelques lunes serré sur son sein
Sa course effrénée, son souffle comme une forge
La froide lame du temps, le regard au loin

Elle se souvient, son petit cœur qui luttait
Du fond de ses yeux perdus, son appel muet
Sur le bord de ses lèvres, la mort qui rôdait
Dans son corps frêle, la détresse qui montait

Elle se souvient, elle a gagné contre le temps
Épuisée, glacée, elle a confié son bébé
Les médecins acharnés ont sauvé l'enfant
Mais la mort y a laissé son fantôme caché

Il a grandi dans la lumière et dans l'amour
Cependant la mort entreprenait son esprit
Déchiquetait son cœur, frénétique vautour
Noircissait ses pensées, assombrissait sa vie

Elle se souvient, elle s'est assise à ses côtés
Pour chasser l’ombre de la mort, elle lui a dit
« La vie tisse ses fils au-delà de nos destinées
Elle plante des éclats de lumière dans la nuit »

Elle a pris ses mains dans les siennes, lui a souri
« La vie est une victoire sur le néant
Elle est notre pouls, le mouvement et le bruit
Elle est l’espoir qui donne naissance au temps »

Elle l'entoure de ses bras et prend son regard
« Sens ce fluide doux et chaud envahir tes sens
Vois le miracle et la richesse de son art
Défiant la vacuité par sa seule présence. »

Elle caresse tendrement sa joue et murmure
« La vie est une passerelle vers demain
Il faut croire en elle, loin de tout augure
Tu la portes et la transmets, généreux gardien

Elle te porte aussi mais ne décide de rien
Tu es maître de ton destin, la vie du sien. »
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