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Humeurs amoureuses

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Valérie Corvino

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1

Oh ! Si seulement
Vous pouviez vous embraser
D’un feu tout pareil
A celui que nous suggère
La fin proche de la vie.



Court est le printemps
Qu’y a-t-il dans la vie
Qui soit immortel ?
Et j’autorisai votre main
Sur la rondeur de mes seins.








Femme amoureuse
Qui rassemble ses couleurs
Dans un coin de chambre
Mon printemps est-il celui
D’un Maître de la Renaissance ?



Ce qu’il reste à terme ?
Sachez n’en faire commentaire
Ni poser question !
Dessinez plutôt cher ami
La croix de la poésie.


Vous et moi ce jour
En mesure de nous revoir
A l’ombre des regards
Sachez donc ne pas haïr
Le choix du bon moment
Pour mon plaisir.




Il s'agit d'hier
Et pourtant cela me semble
Etre il y a mille ans
Encore posée je la sens
Là votre main sur mon sein .


Femme amoureuse
Qui rassemble ses couleurs
Dans un coin
Mon printemps est-il celui
D'un Maître de la Renaissance.


Ce qu'il reste à terme ?
Sachez n'en faire commentaire
Ni poser question !
Dessinez plutôt cher ami
La croix de la poésie.






Vous et moi ce jour
En mesure de nous revoir
A l'ombre des regards
Sachez donc ne pas haïr
Le choix du bon moment
Pour mon plaisir.


Si de mon poème
Né dans un moment d'ivresse
L'encre me manquait
Alors il disparaitrait
Alors la mort.


O naïve ne prends pas
Pour messages éternels
Les mots du regret
Les silences de l'amant
L'errance de ton imagination.





Non je ne peux pas
M'habituer à cette absence
Cachant votre visage
Permettez-moi au printemps
De choisir un autre amant.



Parfum des cheveux
Imprégnant l'étoffe blanche
Des draps de votre lit
De toute évidence il faut
Peindre là un poème.


Comme un doux présage
L'indistinction de votre voix
Puis l'extinction des lumières
Il est beau mon ancien amour !




1
Que puis-je porter ?
A ma bouche en feu maintenant
Ma langue à fleur
Que vous aviez goûté
A complètement séchée.



Mon vœu le plus cher
Serait d'enduire les lèvres
Des femmes
En recherche de votre amour
D'un miel au poison fatal.


Près de deux années
Passées dans la négligence
Du nom de votre amour
L'ignorance de ce mot
Faible si faible le cœur.


Du rouge le matin
Devant ce miroir aux illusions
Sur mes lèvres
La beauté du désir
Le charme de votre voix.



Vous avez passé l'âge
De vouloir porter un coup
De pinceau
Aux ailes fragiles de l'oiseau
Dessiné sur mon sein.


Fin de l'hiver
Avec ces jours sans lumière
Seule
Où mes mots emmêlés
Résonnent dans le vide.





Posant sur mes lèvres
Le stylo de mes poèmes
Froide alors la pointe
En ce soir de mars
Jour de votre naissance.



A moi qui vous attendais
Cet homme plus jeune entreprit
De m'offrir
Dans la nuit l'émotion vive
De ses mots malhabiles.


En vous aimant je jouis
Ne m'obligez pas à écrire
Les mots du plaisir
Au revers de votre absence
Votre vie compliquée !






Pour qui donc ces fleurs ?
Je vais les sentir tendrement
Ma vie est leur parfum
Là derrière vous
Coquelicots sauvages.



Ensemble tous deux
Nous vîmes chacun l'image
De la beauté
Dans ce même tableau
Accroché au mur d'un musée.


Avoir concédé
Tant d'amour aux femmes
Votre main tremble
S'abime-t-elle dans le regret ?
Le vent dessèche mon visage.





Ignorant la Voie
Insouciant de l'avenir
Méprisant la gloire
Loin d'ici s'aimant d'amour
Vous et moi un seul regard.



Un rêve de poésie
Est-ce chose à effacer ?
S'effacera -t-elle ?
Serait ce juste un rêve
Qui finit par se réaliser.


De la sensualité exacerbée
Dans un rêve sucré et doux
D'élixir de jeunesse
Caressé par moi et
Un Maître de dessin.





Ne voyez vous au delà
Des lumières de la gloire
Que vous recherchez ?
Délicatement là-bas il s'élève
Le brouillard de l'amour.



Et alors soudain
Les fleurs perdirent couleurs
A l'heure du printemps
Pour laisser place à l'abandon
Le doute et le désarroi.


De retour sur terre
Joyeuse me voilà
J'ai prié
Pour que mon rêve fatal
Connaisse vos coups de reins.





Femme mûre
Mes cheveux noirs tombent
En silence
Pour renaître en papillon
Là au pays du printemps.



Prière exaucée
En ce soir de pluie plongeant
Les fleurs dans le noir
Mes pensées d'amour éphémère
Me semblent alors légères.


Pour vous punir
De vos nombreuses disparitions
M'a été donnée
Cette envie d'écrire l'amour
Et ces si brefs poèmes.





Doucement il passe
Mais une fois passé le temps
il a disparu
Tandis que votre main me caresse
Le soir s'éloigne tristement.



Rêve de bonheur
Que cet air de printemps
A peindre au matin
Dans le blanc de vos couleurs
Pour celle qui reste.


Epris un peu tard
Des sept couleurs fugitives
De l'arc en ciel
N'est pour nous qu'une aubaine
Que ces ailes du désir ?





Amour naissant
Vois donc cette femme
Qui aime l'ivresse
Aux paroles de cet homme
Dont elle ne sait que penser.



En définitive
J'aime le goût prononcé et
Vrai du vin de l'ivresse
Nous nous quittons pour très peu,
Vous et moi au présent.


Trop vieille je suis
Me semble-t-il pour renier
Les Fleurs du Mal
Et choisir de fredonner
Un air de printemps.





Plus pénible encore
Mon retour sur le passé
Lorsque m'apparut
Cette mer bleue dans vos yeux
Vague dans l'obscurité.



Au bord de la rive
Un arbre
Qui me ramène
A cette époque là
Rien en moi à part cet homme
Seul l'amour que je lui porte.


A ce moment là
Puis les jours suivants encore
Légers soupirs
A noter dans mon journal intime
Les plaisirs partagés.




Ecoutez-donc !
En rouge fleurit l'amour
Sans mandoline
Et dans les soirs de votre vie
La force de l'émerveillement.


Mon amant âgé,
J'enroule mon bras fragile
Autour de sa nuque
J'ai envie de l'embrasser
Fraiche sa bouche glacée.


Rivière du ciel
Où m'apparait les adieux
de nos étoiles
A travers les nuages gris
des cieux qui nous séparent.






« Plongez dans l'émotion ! »
Je vous envoie mes mots jetés
Ce bel amour
A ce jour point de retour
Le vent de la création m'emporte.



En cadeau de lui
Seuls ces dessins sans titre
D'un gris trop pâle
Pour un lien trop fragile
J'aurai aimé mourir mes
doigts enlacés aux siens.


O mélancolie
De cet adieu de loin
Où je ne reçois de vous
Qu'une promesse des cerisiers
En fleur.



En conviendrez-vous ?
A la lumière du jour
Trop longues ces absences
Et trop contemplatives aussi
Vous et moi sans un mot.


Soyez-donc heureux
D'avoir capturé l'hirondelle
Aux ailes soyeuses
Vous qui pourchassez
La beauté
De vos pensées élevées!


De qui s'inspirent donc
Toutes ces pensées en moi ?
Un long jour de printemps à attendre
Pour y répondre le sang chaud
De votre peau douce.






Assise à vos pied
Je glisse sur le lit défait
Grand Maître
La couleur qui nous unit
Rouge mes dessous.


Comme un don du ciel
Là le parfum de la beauté
Des instants volés
Me permettez-vous d'en faire
Un recueil de poésie ?


Votre main d'artiste
Dérobant quelques moments
Toute la douceur
De votre chevelure blanche
Pleine lune dans ma nuit.






Ce rêve léger
D'un après-midi d'hiver
Etait mon secret
Quand au son de mon portable
Il s'évanouit au loin.



Infidèle au temps
A nouveau et ici même
J'ai pu vous revoir
Femme perdue me voilà
Les yeux tournés vers l'ailleurs.


Réveillée par la lumière
Je dirige mon regard
Vers les couleurs du ciel
Réalité de mon rêve
Le rouge sur mes lèvres.





Trop de chose ici
M'évoque votre souvenir
Dessinez-vous
Fixant des yeux la blancheur
De la poudre de marbre.



Depuis ce jour là
Où vous m'avez quitté
Je suis un corps vide
Si vous la trouvez belle
A elle les plaisirs des sens.


Dans ma solitude
Des miles sans réfléchir
J'ai volé
Las de ce pays je pars
Et ne vous verrai plus.





D'amour et de sang
Toute entière à mes mots
Mes pensées du moment
Seule ce soir dans cette chambre
Sans vous je peux écrire.



Juste après l'amour
Sous un lointain soleil
Vous disparaissez
Me laissant si douce ouverte
sur l'origine du monde.


Brûlante de désir
De graver sur votre papier blanc
Un poème
Sans culotte ai-je fait
Un long trajet .




Ne regrettez pas
Repoussée par vos silences
Le charme passé
Ma résolution ce jour
Est une fleur sans épines.



Les yeux renversés
Je vois vos caresses finir
Sur le creux de mon dos
Où se dessine en gris clair
Des perles d'eau douce.


Toute assoiffée d'amour
J'erre par la vie
Petite fille
Mes yeux pleine de lui
Vous mon amant le savez-vous ?






Inoubliable
Convenez-en et goûtez
Au moins à ce souvenir !
Je renonce à vous convaincre
Du rouge, vibrant de passion.



Ma féminité est fragile
S'il vous plait étendez vers elle
Votre main robuste
Oh ! Et maintenez la ainsi
Amant qui va fuir.


La couleur rouge
A qui donc la raconter
Tremblement de sang
Pensées troublées de l'instant
En pleine déliquescence de ma vie.




Lisez mes mots !
Entendez mes murmures
Dans votre alcôve
Je veux vous offrir les trésors
Coupables de votre jouissance.




Ignorant l'amour
Libre au réveil je pars vers
Le monde immense
Et un avenir sans nom
Comme alors est belle la vie !
1

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Image de Zurglub
Zurglub · il y a
Poème long duquel je ne décroche pas... ça me fait plutôt penser à une succession de courts poèmes qui pourraient être séparés les uns des autres en poèmes à part entière, ils gagneraient ainsi peut-être chacun en intensité. Bravo en tout cas !
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