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Il est entré dans sa vie sans frapper,
Comme on viole un domaine, sans identité,
Il a dépassé les limites et les bornes du tolérable,
Pourtant, au fond de son âme, il s'en sentait capable.
Elle, elle a lutter sans lutter véritablement,
A cette peine démoniaque dans son corps,
Enfermée au petit jour, un soir, sous les larmes,
D'un très mauvais sort.
Mais ces gouttes salées, amères,
Précédaient alors la Délivrance,
Que lui amena sans tarder,
L' humble et généreux serviteur.

En très mauvais sauveur,
Au chevet d'une petite jeune,
Qui ne lui donnerait jamais de nom,
Qu'un prénom sur ses lèvres fines,
Qu'elle s'amuserait parfois à prononcer...

Violeur de sentiments ou d'identité morte,
Il est passé dans son humanité,
Des traces y sont laissées.
Elle redevient forte.
Des passages sont marqués.
Elle redevient forte.
Des schémas construits.
Elle redevient forte.
Et d'autres, complètement explosés,

Décapités.

Puis son humilité était bien là.
Mais un jour, un soir,
On ne sait pourquoi.
Il se jugea a mal !
Songea a tords, être coupable !
Pourtant, il fit quand même honneur,
A sa promesse !
Pour cette âme jeune,
Qu'il ressentait tout en tristesse...

Il viola alors sans geste et sans paroles pour la propreté d'une âme !
Pour un jeune corps dont l'identité s'était vue bafouée !
Pour quelques saccages dans sa vie passée !
Sans gestes et sans paroles,

Il viola alors,

Les sentiments perdus et désolés,
D'une jeune femme qui n'aurait du alors,
Jamais les ressentir ni même les exprimer !

Il viola son malheur,
Il viola sa tristesse,
Il viola son âme funeste.
Il explosa l'ensemble des Noirceurs.
Humble serviteur, certes.
Mais très mauvais sauveur.

La Belle s'est détendue en silence.

Quelques jours, Quelques mois,
Quelques années ont passées,
Pour qu'elle accède aujourd'hui,
A la Délivrance.

Dans les repères des vautours,
Elle n'est plus en première ligne,
Grace à ce brouillard tout autour,
Les démoniaques ne s'approche pas.
Quelques prières et quelques remèdes,
Prennent place dans son corps
Et s'alignent enfin,

Dans le même temps que l'Univers s'apaise,
Elle revit les premiers instants d'une vie...

Et elle est si belle maintenant,
A chercher sur l'horizon terne,
La silhouette de cet homme parti.
Humble serviteur mais très mauvais sauveur !

Ne lui a -t-il laissé qu'une photo en guise d'adieu ?

Elle court acharnée ! Derrière lui !
Mais le fantôme s'estompe !
La liberté la tient enfin !
Quand pourtant la tristesse guette,
En silence et pudiquement.

Parce qu'il lui manque terriblement !

Comment peut-on délivrer... et s'en aller si lâchement ?
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