Hommage à Brassens

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Une petite plume parmi tant d'autres, une petite plume de colibri ou de colombe, un souffle léger qui se pose sur le papier.

Mort à l’aube de ma naissance,
J’ai grandi bercée par tes chansons
Petite fille, pas encore sortie de l’enfance
Je t’écoutais sans te connaître à la radio, à la maison.

Chez moi on avait pas de culture musicale
Ma mère écoutait tout le jour son petit poste,
C’est là que j’t’ai trouvé pas banal
Mes oreilles t’écoutaient sans riposte.

Devenue plus grande et plus sage,
J’ai appris ton nom, j’t’ai donné un visage :
Moustaches et guitare
Le libertaire, l’anar !

30 ans après que reste-t-il ?
30 ans après rien de toi n’est futile.

Aujourd’hui que penserais-tu de ce monde,
Qui t’adore et même temps nous plonge dans l’immonde ?
Aurais-tu le verbe assez dur
Pour jeter en pâture les profiteurs, les ordures,
Qui oppriment, qui oppressent
Les plus faibles, toujours les mêmes qui encaissent ?

Toi le fripon irréductible,
Qui foulait au pied les vendeurs de Bible,
Les bien pensants, les enragés du pouvoir
Que penserais-tu du monde, ce mouroir ?

Je veux croire que tu serais de ceux
Qui expriment , qui disent avec des mots.
Je veux croire qu’en ce monde les poètes sont ceux
Qui nous ôtent par leurs vers nos fardeaux.

30 ans après que reste-t-il ? cher Georges...
30 ans après rien de toi n’est futile.
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