Hiver

il y a
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J'avais quinze ans à la publication de mes premiers textes. Ais je beaucoup changé depuis ? Sans doute, bien plus cynique, bien plus d'aversion pour le déballage de grands mots savants pour rien  [+]

Dans l'air rude de ce matin aigre, je marche.
Mes pas retentissent sur la place vide
Et se gravent sur les pavés gris et livides.
Des peupliers gelés, il est le patriarche

Malade, trônant nu entre les bas buissons,
Il considère leurs branchages tout frémissants
Toujours dans ce léger ondoiement bienveillant.
Ils soufflent cette mélodie glacée à l'unisson.

J'avance encore. L'horizon se dessine alors,
Flot clair des bois blancs aux ramures frissonnantes.
Après une bourrasque tourbillonnante
Apparaît le cèdre bleu, partout paré d'or.

Le fort pinacée majestueux méprise
Son aïeul vertueux empreint d'une force
Tranquille. Lui sourit, crispant son écorce
Vêtue d'un fragile voile de poussière grise.

Il sait déjà. Un vif éclat d'acier fend l'air.
Le cèdre s'abîme sur la terre dure et noire
Ses épines bleutées se mêlant à l'ivoire
De sa sève répandue. Et s'élève mon chant clair.
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