Histoire d'eau entre Bièvre et Liers.

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Histoire d'eau entre Bièvre et Liers.

La combe silencieuse s’ouvre impudique
Au regard médusé de l’étranger qui passe.
Venu pour Bocsozel, lui montre les reliques...
Deux tours ruinées sur les hauteurs d’en face.

Amoureux d’un pays qui n’est certes mien
Dans ses bois à foison dominant la plaine
Il m’arrive de tutoyer les Elfes bohémiens
Génies délurés de multiples fontaines.

La Grande Serve, fée ou source, je ne sais plus.
Au pied du coteau, libérée tu jaillis
Ta vétuste citerne gargouille de ton flux
Puis sous la contrainte, forcément tu t’enfouis.

Dans ton lit de poteries, indolente tu musardes
Au gré des lacets du chemin que tu suis
Si par chance, renards ces fripons ne t’attardent
Dans mon bassin, tu seras vers le coup de midi.

Dès que tombe la nuit de cet été si chaud
Ton timide chuintement par main s’amplifie
Impétueuse et fraîche, tu nourris à gros flots
L’arrosoir en zinc, cabossé et qui fuit.

Assoiffé, trop croûteux, mon jardin alangui
Implore ta jouvence pour ses légumes sans vie
La terre à peine mouillée exalte ses senteurs
Mille larmes de joie emperlent toutes les fleurs.

L’étourneau hardi s’invite souvent le soir
Gauche et sautillant sur la margelle moussue
Trouble son reflet, ride ton miroir...
Par son bec dans ton eau, tout son soûl il a bu.
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