Glenn Gould

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Voici mon par-cours : Scieur de long, au long cours ; dans le pays de ma mère les villages ont des noms à rallonge mais se terminant souvent par -cour. Je suis contre la chasse à courre à cor et  [+]

Ce fut l’entrée rectangulaire d’un concerto hongrois
Une flûte de bois clair fit entendre sa voix
Une simple mélodie qui prit bientôt de l’aisance
Et soudain assourdie se devint redondance.

Les cuivres et les bois encadrèrent la soliste
Eclatant brouhaha où quelques bassons tristes
Regroupés en un chœur se gonflant d’harmonies
D’un crescendo moqueur terminèrent la partie.

Des tubes martelés se mirent à l’ouvrage
Les cymbales ayant joué le trépas d’un orage
Les cordes en pluie ruisselèrent doucement
Jusqu’à ne faire plus de bruit qu’un sourire innocent.

Et ce fut un silence qui s’en vint à l’invite
Affirmer l’existence d’une envie de la suite
On sentit sans le croire que ces quelques secondes
Allaient en un soir conquérir le monde.

Alors sensiblement quelques touches dessinèrent
Des arabesques brisées par des frappes austères
De nouvelles sonorités mûrirent à l’envi
Telles des grappes portées des arpèges de fruits.

Puis chacun prenant place chaque son transporté
Il y eut en l’espace d’une minute avortée
Comme un bruit de crécelle qu’une main caressa
Et enfin sans appel la musique commença.

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