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Giboulées

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Pierrotdu84

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Quand Mars attaque au front les rides de février
Sur ses chevaux de vapeur bleue aux froidures perdues
A l’horizon d’amour refleurie la jonquille
Et son calice d’or à la pauvreté mièvre des jours nouveaux

Trembler n’est pas gémir au soleil tournoyé
Dans l’amas cumulé des pluies qui se consument
O littérature vaine des cœurs rassasiés de leurs engelures
Fermières dévastées des récoltes perdues
A n’advenir qu’un temps et disparaître à la mer
Sincérités masquées à l’aube des girouettes

En pleurs chanter les jours en joie pleurer les nuits
Aux baïonnettes électriques fichées dans le ventre de nos ordinateurs
A l’enfant qui courait vers son manège envahi de ronces
A la femme qui riait du deuil des asphodèles
A l’écureuil transi qui guettait le moineau du matin
Au sel qui recouvrait les étangs des souvenirs enfouis
Et à l’éclair d’azur dans l’ombre des volets clos
Sur les secrets des adultères et les coffres-forts de chagrins

Tempêtes secouant nos crinières engrillagées
Dormeurs réveillés tôt aux matins des espérances

Et le silence à retrouver au fond de nos calices quotidiens
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