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Je t'aime,
Gardienne de mes nuits,
Toi qui connais mes plus profonds secrets,
Les méandres de mon âme ;
Aux quatre coins du monde
Avons navigué, sereins
Dans les eaux calmes des matins,
Parmi les uns et les bêtes sauvages ;
De nos deux temples, en avons bâti un.
Nos voiles aux vents, parfois fragiles,
Frêle esquif dans cet océan moiré ;
De port en port avons échoué ;
Fier navire à la carène argentée ;
Ivres de nos élans furtifs
Affronté les tempêtes au gré subtil
De rocheuses en insidieuses tendances,
Transcendé nos tendres folies
En cœur tendre et délictueuses engeances ;
Disgracieuses, nos rides,
Telles les vagues, nos reflets sur l'océan
Gardent en mémoire, ton sourire d'ange.
Au bout du monde,
Là, où même l'horizon s'arrête.
Nos barques à la dérive sur l'océan des peut-être,
Avons navigué contre vents et marées ;
Sur d'étranges étraves facétieuses,
Nos corps chavirés par trop d'entraves
A nos élans précieux.
A quand les réjouissances
De nos carcasses rouilles et ocres,
De nos rafiots démantelés ?
Le large n'est-il pas à prendre ?
L'ancre un jour à lever ?
Cœurs tendres et courageux soldats !
Appareillez !

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