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Le silence n’est bref que s’il n’est rompu
Dans cette prison ouverte où l’on sort parfois
Mais après l’illusion de ce calme perdu
L’insomnie cette ennemie fait place au désarroi

Mais hélas aucune âme ne peut censément
Dans cette douleur vive qui parfois s’insinue
Trouver même une réponse dans le firmament
Qui guère n’est aperçue même si l'on y consent

La folie est pourtant une maladie commune
Dans cette humanité qui s’en va doucement
Vers les limbes d’un enfer où cette douce fortune
Elle-même cette folle descend allègrement

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Lumiyah · il y a
beau texte, où l'on ressent la torture des pensées et du désarroi, bien écrit pour rendre cette atmosphère désespérée+++
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Laris Mocvenef · il y a
Merci, en ce moment l'écriture est une forme d'exutoire. Elle me permet de mettre des mots sur mes émotions, de chercher à répondre à des questions qui n'ont pas de réponse.
Merci de m'avoir lu.

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Osolaris · il y a
Beau texte. Je ne sais plus... je lisais qu'il est préférable d'un point de vue philosophique de se poser les questions en terme de " comment " et non de "pourquoi", c'est un facilitateur ontologique. J'avoue que je tends vers cette posture et c'est instructif...
Belle lecture.

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Laris Mocvenef · il y a
Merci. Je suis un être curieux, et je cherche toujours à trouver des réponses, des explications...même s'il n'y en a pas...alors parfois j'invente mes propres réponses, mais ne serait-ce pas l'humanité entière, d'une façon générale, non sans exceptions bien sûre, qui agit de la sorte? :)
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Osolaris · il y a
"Inventer" les réponses suppose de mettre à contribution "l'inventio" ou "invention", je pense tout comme vous que c'est nécessaire, voire essentiel, est-ce suffisant quant à avoir une réponse ".... " ? (je vous laisse le choix de l'adjectif ou pas...)
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Laris Mocvenef · il y a
Sincère?...j'en doute...
J'écris pour "m'inventer" moi même je crois...
Tout le monde s'invente, se modèle au fil des rencontres, des lectures, de la vie...les réponses aussi...peut-être?

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Osolaris · il y a
Oui la « pâte molle » se modélise du fait de « l'en-vie » donc des « circonstances » des « casus vitam », mais sommes-nous seulement des êtres « factuels » ? sans doute....
Pour ma part, je pensais à l'adjectif «  complète », ce qui entraîne je le concède une quête « illusoire » mais, choisit-on ?
Tournier dit que parmi les hommes il y a la tribu des « chasseurs » et celle des «  fermiers » distinguant sédentaires et nomades, en premier lieu définitoire, et je pense, bien timidement, avec intuition, qu'il y a de même en « écriture », deux traits définitoires d'hommes-écrivains, les « Cyranos » à tendance Don Quichotte incorrigibles par leur force héroïque d'une quête « de l'en dehors », bien intérieure, existentielle, métaphysique celle des « doux dingues » et caetera ! et par ailleurs il est des Julien Sorel, Jeune Werther, Wilhelm Meister ou autres David Copperfield héros inscrits dans les circonstances humaines, sociales,esthétiques politiques... du méritant « apprentissage » de la vie.
Confusément l'on écrit « sincèrement en conformité » avec ce que l' on est, la « pâte molle » est façonnable dans certaines limites, celle d'une intériorité irréductible que l'on ne choisit pas de ressentir ou pas, qui ne s'invente pas « au cours de » mais qui, force motrice, fait « avancer vers ».
De façon imagée, si je m'approche de la flamme, ma peau brûle, j'apprendrai le feu et ses dangers, je ne le connaîtrai pas dans sa nature propre, et en rien il ne modélisera mon intériorité qui elle n'aura pas « rencontré » le feu mais fait l'expérience du feu, une phase superficielle de contact agissant « le feu me brûle, le feu est dangereux et non le feu « est ».
Au-delà, je vous rejoins, a-t-on besoin de chercher à connaître la nature de ce qui nous entoure pour s'inventer ? les circonstances façonnables suffisent à s'enrichir, et donc comme vous le précisez à « s'inventer ».

Très maladroitement pour ma part, merci à vous pour cet échange qui est une réelle réflexion sur l'écriture au cœur de l'être. En tous les cas l'on écrit comme l'on est dans « sa sincérité », exactement, de cette coïncidence émerge l'oeuvre.
Merci.

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Laris Mocvenef · il y a
Merci à vous surtout. Je suis d'accord, l'écriture doit être, je le pense, le reflet de "notre sincérité", sinon elle est artificielle, et vide de sens. Mais nous sommes forcément sincère, même à tenter de ne pas l'être, il transpire toujours de l'écrit, les tréfonds de notre esprit.
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