Félin

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"She wears strength and darkness equally well, the girl has always been half goddess, half hell." -Nikita Gill  [+]

Félin ! Déjà, l'on peut compter en mois
L'instant où enfin ton corps fut en moi

Je me souviens, l'éveil du désir :
Il faisait froid alors, et j'étais encore frêle.
Je ne crois pas t'avoir voulu de suite.
Quelques jours durent passer avant que ne s'anime une vibration soudaine à la vue de ton corps.
Etonnée de cette attirance, j'ai cherché en moi pourquoi tu me plaisais
Et j'ai trouvé en toi l'éclat de ces attraits :

Une assurance volcanique
Un torse où meurent tous les dangers
Des veines sur des bras sculptés
Au Panthéon des dieux antiques
Ephèbe, on pourrait te placer

Naquirent alors des jours bénis, des heures maudites !
Car tu fis tout pour attiser le feu en mon sein
Et y distiller ton venin de félin
Cobra doré, j'ai tant souhaité ton étreinte
Jusqu'à m'en étouffer de désir

Car tu savais fort bien comment me faire languir
Et chaque flamme allumée se voyait violemment balayée
Une poignée de sable, le plat tranchant d'une lame
Des mots jetés à mon coeur comme un brûlant acide
Plus tu me rejetais, plus tu étais torride
Car ce rejet : un masque ! De ton désir avide.

Des mois durant j'ai enduré cet appel
Et souhaiter ôter tout tissu de ce torse
Appelé de mes voeux l'accomplissement charnel
De cette longue joute, de nos regards féroces

Un soir, tout fut avoué.
Et quelques jours plus tard, ton corps m'appartint.

Ce fut une urgence. Je t'obtins alors même que je ne te voulais plus vraiment. J'avais en tête un mâle absolu, l'Ultime, à qui je me donnais dès le lendemain. Cet Ultime me faisait peur, je voyais en lui une future souffrance, et il me fallait un remède charnel à la fascination qu'il exerçait sur moi. Tu fus ce remède, et tu fus ce poison, car de cette unique étreinte surgit la Frustration.

Je me souviens de ton regard quand tu t'es penché vers moi, de tes lèvres s'approchant, et m'être dit "Enfin !", de ce baiser, de ton parfum, de ta bouche dont la fraîcheur et la douceur m'ont surprise.
Lèvres exquises.
Torse brûlant.
Mains puissantes et dominatrices.
Ce baiser scellé, nous étions en lice.

Je pus libérer cette peau du tissu qui me la cachait
Avoir enfin entre mes mains tout ce que je m'imaginais
Me sentir tienne, me sentir reine
Etre désirée du Désir
Accompagner tes coups de reins de mes cris et de mes soupirs

Un mois passât
Je fus à l'Ultime
Et voulais l'être jusqu'à mon dernier souffle.
J'étais apaisée.

Et tu revins, Fauve, tu revins me hanter !
De mots clairs comme jamais tu m'as alors abreuvée
Et fait sentir ton désir comme jamais ne l'avais exprimé
Une fois, une seule, j'ai dansé sur ton corps
Y penser à nouveau me rendit enragée
Je voulus à nouveau palper de ce trésor

Je devins folle, je devins hyène

Je me déchire à résister !

Tu es le poison et l'onguent d'une plaie non-cicatrisée.
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