Fatalité des transports

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Amoureuse des mots depuis bientôt trois ans et fervente lectrice de pièce de théâtre, j'écris poèmes, histoires, pièces, lettres et nouvelles. En espérant que mes mots vous touchent et vous  [+]

Oh parjure ! Ce fils d’Achille est un perfide !
Oreste commettra ce noble parricide
Et toi, tu deviendras mon funeste pantin.
Expire Pyrrhus ! Expire de ce dessein !
Que cette robe blanche soit tachée de sang
Afin que ton hymen devienne éblouissant !
Ah ! Andromaque, de cette couleur si obscure
Parait indigne de cette blanche dorure !
Ô ! Tu oublies ma candeur et ma pureté
Puis ce devoir d’amour et de virginité
Gardés secrètement dans mon âme pour toi.
Je te désirais, toi Pyrrhus,comme mon roi
Désormais je te désire funeste auguste !
Toi qui troublais mes transports, grand homme robuste,
Tu répandais de douces alarmes en moi.
Je t’aime et te déteste ; ô mon cœur flamboie.
Je ne peux imaginer ce prince sans vie.
Quelle âpre douleur tous ces visages qui rient
Sans ta présence ! Prince de mon cœur, reviens !
N’expire pas malgré ce terrible dessein.
Oh ! Moi me soumettre à cet homme ? Que dis-je encor !
Que mon courroux le frappe ainsi que mes transports !
Pyrrhus, tu parais maraud en te pensant sémillant
Et tu négliges mes attraits et qu’en jasant
Je conquerrai le cœur d’heureux soit le jouet.
Ô toi, Princesse qui transforma en objet
Ton époux, donne-moi ton céleste courage
Afin que son mariage soit un carnage !
Ô Médée ! permets à Oreste de porter
Le coup fatal et qu'il meurt de l'inimité.
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