Faits d’amour

il y a
1 min
86
lectures
15

« Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir. » Pierre Dac  [+]

Quand tu m’as regardée, la tête un peu de biais, hésitant, torturé...
J’ai su que tu allais lâcher les mots tant redoutés, les mots du désamour et de ta délivrance.
Je les ai entendus avant qu’ils ne s’échappent de ta bouche
tordue en un rictus honteux.

— Je t'aimerai toujours mais je ne t'aime plus.

Mon pauvre petit chat, mon amour, mon reflet.
C’est pour toi que j’ai souffert juste à ce moment- là. C'était si douloureux, violent de me dire ça.

Comme je t’aime tant, j’ai su puiser ma force dans l'infinie douceur que je nourris pour toi.

J'ai penché à mon tour ma tête de côté.
En souriant, dans un souffle, j’ai dit que c’était bien.
Pas une goutte d'eau, un chagrin invisible, et pour te rassurer un visage paisible.

Car je t’aime comme un frère, un ami, un enfant, comme un prince, comme un Tout, comme on ne peut aimer.

J’aime ta fantaisie, ta colère, tes angoisses, ton appétit de vivre, ton sourire carnassier, tes larmes, tes caresses, et ton rire en cascade, ta manière de penser, ta façon de bouger.
Chaque cellule de toi...

Pour te chérir encore, dans un terrible effort, j’ai masqué de mon mieux dans mon cœur engourdi, ma peine, ma torpeur, ma peur du vide aussi.

Comme font les oiseaux-font-ils vraiment cela ?- je suis allée mourir, ou guérir je ne sais, cachée dans un buisson à des milles de toi.
15

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,