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Fadaises pamphlètaires

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Ne vois aucune sagesse en moi
Juste une folle foi incluse et recluse
Dont le stupre que j'affectionne
S'amuse
J'aime toujours autant
Les Ferrari rouges
Et les romans de gare
À forte poitrine
Surtout lorsque
Pamela et André sonnent
Les latrines
Romans de corps de garde
Où le frère Jacques
Se composte telle la patine
D'un gouda mi vieux
À l'effigie d'un
Guillaume d'orange
Qui n'a de sanguinaire
Que sa face de big brother
Lors de sa ronde de nuit
Dans les quartiers maîtres
Du port d'Amsterdam

Non je t'en supplie
Ne vois aucune sagesse en moi
Tant ma folle foi
Qui héla l'ère
Et hala l'air
M'a joué les filles d'éther
Sur le pont d'Avignon
En chœur et en canon
Avec La Madelon
Mabrouk
Et moult quarterons
De vieux curetons
Dont les valses à mille temps
Et les troisièmes mi-temps
Se sont bien moqués
De mes génuflexions

Non pour la toute dernière fois
Ne vois aucune sagesse en moi
Je haïrai toujours
Ces dogmatismes précieux
Aux vertus capitales et doctrinales
Cette foi aussi cyanosée
Que cirrhosée*
De fausses pudeurs
Aux ordres des acteurs
Du réalisme économique
Et des lois du marché
Aux ordres des marchands
Nouveaux Génocidaires
De ses marchandises avariées
Que sont devenus les réfugiés
Tant économique que politique
Je haïrai toujours
Ce marketing de la peur
Qui jusque-là
N'a commis aucune erreur
De communication
Si ce n'est parfois
Quelques petits gestes
De commisération
A l'intention
Des septiques
De mon acabit

Plût-il à Dieu, Yahvé
Ou à celui dont on ne peut
Prononcer le nom
Qu'après sa réforme
Martin Luther devienne
Métèque ou pâtre grec **
Plutôt que de passer
Trente années à rédiger
Des brûlots pour autodafés
Dont le paroxysme
Sera atteint le 10 mai 1933
Sur l’Opernplatz de Berlin

Plût-il à l’être suprême de la Raison
Que Robespierre et son disciple Saint Just
Se dérident minimum
Pour s’encanailler un peu plus au point
De nous jouer leur révolution
Sur un velours parfois un peu lourd
Où Vénus, Danton, Apollon et Marie Antoinette
Danseraient des quadrilles en folles bergères
Et autre Martine petite mégère...

*néologisme personnel
**Georges Moustaki
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Utilisateur désactivé · il y a
Merci pour cette belle découverte poétique, j'aime.
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Léopold Partisan · il y a
je découvre avec énormément de retard votre commentaire big problem de santé et divorce et plein d'onde negatives, je vais me remettre mais là Nerval, Baudelaire, Verlaine, Appolinaire etc... je les comprends drôlement mieux
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Richard · il y a
en lisant votre profil, je comprend mieux... votre poésie est composé comme une chanson?! en tt cas j'adore!!!
mon vote
invitation dans "mon Chatêau" c'est ma 1ère nouvelle, une autobiographie... en finale ;-)
menez les baguettes y a du slam au milieu, mais je ne le dis jamais à personne... chuuutttt ;-)

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