EXEAT...

il y a
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Dans la chambre éclairée d'une pâle lumière

 

Un homme seul, souffre, sur sa couche dernière

 

Trempé par la fièvre de ses sueurs humides

 

Au milieu des vapeurs et des relents fétides

 

Qui montent de ses draps tout fripés de douleur.

 

Son regard est empli d'un voile de douceur.

 

 

 

Son âme est en repos, son corps est en silence

 

Et s'apprête au combat de la dernière chance

 

Sur le mur blanc, accroché, l'éternellement

 

Qu'il regarde en priant, patiemment, souriant.

 

Dehors la ville au soir d'une triste journée

 

Se meurt dans la chaleur de la fin de l'été.

 

 

 

Un orage soudain fait claquer la croisée

 

Comme un voleur qui ferait son entrée,

 

Sur les meubles attentifs ses prunelles s'égarent

 

Les chevaux sur le sol rejettent les armoires

 

Les plafonds soulevés sur le mur qui se penche

 

Agonisent au chevet du lit qui se déhanche.

 

 

 

De longs gémissements par la fenêtre ouverte

 

Etalent leur douleur sur la place déserte.

 

Son corps est au repos son âme est en silence.

 

L'espace calme et plat de ses pas de confiance

 

Evadé retenu et comme artificiel

 

Se prolonge un moment jusqu'à toucher le ciel….

 

 

 
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Un petit mot pour l'auteur ? 4 commentaires

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Isa. C · il y a
Le poème est très beau mais pourquoi tant d'espace? Ça coupe le rythme d'aller chercher les vers ..
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Jean-marie Cros · il y a
Merci!
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Felix Culpa · il y a
Je suis ému. Quel beau poème. Vous gagnez un lecteur et un abonné.
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Atoutva · il y a
Quelle tristesse ! Mais c'est beau !

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