Éveil

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Enfant, j’avais en moi une rage de vaincre cette maladie qui condamnait mon enfance à la mobilité réduite. Les mots sortis de ma plume ont couvert mes maux. J'ai compris qu'avec une feuille et un  [+]

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Il courait jadis jusqu’à en perdre l’âme,
Vers ces mondes rêvés où l’on oublie le temps,
Sur le lac touchant du doigt les poissons d’argent,
Dérangés par les remous joyeux de la rame.

Il voyait la lumière en toute chose,
De l’herbe à l’étoile, écoutant la prose,
Son sourire offert aux démunis,
Dansant avec les papillons de pluie.

Il portait l’innocence de la rosée,
Et la sagesse de la mer immortelle,
Savourant les soirs d’été au goût de miel,
Et les matins d’hiver d’une blancheur de lait.

Il était moi et j’étais lui,
Le temps passant, son souvenir assoupi,
S’effaçant peu à peu,
Se perdant dans les limbes de l’indifférence,
J’ai dû grandir dans son souvenir silencieux,
Pour nos jeux perdant tout sens.

Trop souvent oublié,
Il n’est qu’assoupi,
À moi de l’invoquer,
Pour achever son répit.

Lorsque mes yeux ouverts sur la beauté du monde,
Domptent mes pensées vagabondes,
Il s’éveille en moi, sortant de mon cœur,
M’offrant son regard pur et sa parole sincère,
Un corps d’adulte glissant vers le bonheur,
Une âme insouciante de retour sur la terre.

Puisse l’enfant que nous étions,
En chacun de nous, sommeillant,
Revenir sur ses pas de temps en temps,
Pour nous ramener à la raison.
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