Être dans le vent, une ambition de feuille morte

il y a
1 min
189
lectures
107
Finaliste
Jury
Image de 2018
Je suis l’oiseau du matin nouveau.
Je ne suis pas de ceux qui chantent leur plainte.

A l’aube d’un jour qui tinte comme un joyau
Je désire marquer le monde d’une empreinte
Audacieuse, prétentieuse, ingénieuse.
Vif et preste, je vole, moi, contre le vent.
Je ne suis pas le messager des pleureuses.
J’aime ça, moi, être différent.

Au milieu de tous ces corbeaux désespérés et laids
Qui annoncent la neige, la ruine, la mort :
« Prenez garde, croassent-ils, à l’abîme s’ouvrant sous vos pieds. »
Je contemple alors, moi, dans chaque œil des éclats d’or.

A contre-courant je contre les oiseaux de mauvais augure.
A contre-courant je veux y croire. Espoir.
A contre-courant je rencontre ceux qui pleurent dans le noir.
A contre-courant c’est un enchantement inédit que j’inaugure.

Dans les regards je perçois de la démence, de la souffrance, de l’ignorance.
Au cœur de l’orage je m’engage.
Je propose, fier de cette folie, l’Espérance
Je dissipe les nuages par un refrain sage : Le monde est beau.

Malgré les douleurs et les cris
Je persévère.
Au creux de la nuit,
J’écris.
Pourquoi abaisser le rideau ?
Je brave les dangers et me ris de l’archer,

Je suis l’oiseau du matin nouveau.
Je chante avant de m’envoler.

(Il est possible de déceler une inspiration puisée chez MM. Char, Verlaine, Baudelaire et Nerval)
107

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,