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Et puis tu es partie

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Et puis tu es partie et mon cœur ravagé
par cette maladie, étrange épidémie
qui me laisse pantois fébrile nu brisé
nuits longues à pleurer les larmes de mon corps
nuits rondes à tourner et questionner encore
le "pourquoi" d'un tel choc, l'aveu que tu aimais
cet autre rencontré aux marges de nos vies
autre horizon que nous n'avions pas exploré.

Et puis tu es partie dé-finitivement
et tu me laisses seul en prise à tout ce temps
à remplir durement, le vide de l'absence
les clés de ta twingo désertent pour toujours
le placard de l'entrée où ton châle léger
disparaît à leur suite, et la liste d'achats,
aliments pour le chat, est affichée ailleurs
ton parfum si fleuri ne te survivra pas.

Ce matin si je suis à l'épicier d'en-bas
c'est bien pour y trouver de quoi tuer l'ennui
l'angoisse qui me ronge, au plexus accrochée
alcools colorés, bières survitaminées
vin rouge et vodka blanche inodore à souhait
artifices témoins de ma triste survie
dans mon âme embrumée entends-tu le regret
d'un amour éternel, notre vie au soleil ?
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