Et j'apprends à écrire

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Image de Eté 2016
Las, je passais mes nuits à noyer mes démons
Fuyant l'amer odieux de la lucidité
Dans ces antres précieux, pavés d'acidité,
Je cherchais les trésors que nous tous blasphémons.

Abreuvant mes cahiers de ma déliquescence
J'inhumais des sanglots sous les valses oisives
Que ma plume sans nom aux courbes subversives
Voulait bien me danser les soirs d'incandescence

Et telle une putain sous des cieux sans trottoir
Je hantais jusqu'aux vents, en quête d'épitaphe ;
Je vouais à la lune un dernier paragraphe
Pour que jamais, les mots, ne quittent mon dortoir.

Au gré des odyssées rêvées entre tes mains
Mes lignes aux reflets de pures obsidiennes
Apprennent les couleurs des douceurs bohémiennes
Qui se cachent ici, en ces bois inhumains...

Je ne sais si le fiel des vagues misanthropes
Qui explorent les mers des mots que j'emprisonne
Se changera en or dont ton regard foisonne,
Mais grâce à lui mes vers sont parfois philanthropes !

Quand un ange se perd dans l'enfer littéraire
D'un quidam amoureux de stupres ironiques,
De leurs sueurs glacées, leurs discours laconiques,
La lumière le flatte et ses rimes éclaire.

J'isolais ma pudeur au creux de mes vestiges
Et sirotais l'horreur de n'être que vertiges,
Mais tu m'as arraché à ma toile mortelle
Et j'apprends à écrire au cœur de ta dentelle...

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