Equilibre

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Certes, ce qui préoccupe dorénavant l’homme libre
Est sa faculté à tenir l’équilibre.
Force est de constater que le sol sous nos pieds
Se ramolli et perd de sa fermeté.
Ce que l’on croyait être un robuste plancher
A pris la consistance d’une éponge mouillée.
Fiévreuse, notre terre grelotte et tremblote.
Et notre salut, notre achèvement, notre antidote,
Est notre aptitude à tenir notre culotte.
Il m’arrive en effet, certains jours de migraine,
Fatigué ! Comme le chantait mon ami Citroën
(Désolé, mais Renaud ne rime pas avec haine)
De croire que dévale dans l’obscurité de l’abîme
Nos fiers valeurs, nos vertus, notre estime.
Lorsque j’entends qu’on se bat cruellement au Yémen,
Qu’on massacre dans les océans les baleines,
Qu’en occident on s’inquiète de la bombe iranienne,
Je me persuade que dans sa tombe arménienne,
Enterre le poète ses beaux rêves de bohème.
Les effluves du kérosène et du gaz lacrymogène,
Ont remplacé les doux parfums du cafe crème.
Or, ne croit pas, lecteur, que l’objet de mes rimes
Est de faire à l’apocalypse un énième hymne.
Je laisse à Zemmour et autres buveurs de bon vin
D’écrire, c’est foutu ! L’homme a perdu son destin.
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JAC B · il y a
De l'art d'habiller les errements de notre humanité; un poème qui ne manque pas de sel.