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Epitaphe

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Djunku

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À l’ombre nocturne d’un géant végétal,
Il végète à l’idée de l’idylle létale
Les pensées léthargiques que l’encéphale étale
Sont autant litanies qu’éphémères pétales.

C’est les doigts ankylosés du froid hivernal
Qu’il étiole ses vers dans un cadre illégal...
Et l’égal de l’état dans lequel il se terre
Est régal dans cette autre vide où il se perd.

Il soupire dans l’attente que l’autre l’entende,
Que l’autre perçoive en chœur l’attraction qui le hante
Mais enfin il se heurte au réveil du réel
Au regret d’accepter le cruel du dilemme.

Et pourtant il ne connaît ni d’Eve son égale
Si d’Adam elle espère, elle qui daigne un regard
Aux étoiles il adresse alors son cri secret
Parce qu’aimer serait crime s’il osait le clamer.

C’est en penaud poète qu’il achève, sévère, l’épitaphe d’un hymen qui ne peut naître.
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