En bas

il y a
1 min
2
lectures
1
Une aile arrachée à un corps,
Un oiseau boiteux, quelque part,
Aussi seul que les femmes
Qu'il survolait hier.

L'aile est intacte, soyeuse et belle,
Le corps devenu bien trop lourd ;
Parfois c'est tout, il faut lâcher l'affaire.

L'en-bas a-t-il conquis le ciel,
Pour que le plomb gagne les ailes,
Pour que misérable, un oiseau traîne,
Drapé dans une moitié de couverture ?

Et si l'autre tombe, qu'on la lui vole,
Pour tirer quelque chose de ce qui ne vit plus,
Pour faire marcher seul ce qui marche par deux,
Il sera nu, et le froid tyrannique ;
Penché sur ce malheur, quelqu'un sera surpris.
1

Un petit mot pour l'auteur ? 2 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
Cela m'arrive, aussi, de trouver des bouts d'ailes dans mon jardin. Ce reste probable d'un repas de chats s'es mué en composition fantastique, grâce à un raisonnement par l'absurde qui n'a rien à jalouser au "nonsense" British. Je n'ai pas compris le sens exact du dernier vers mais tout le reste est très recevable, à la fois loufoque et teinté de nuances oniriques.
Image de Sally Brown
Sally Brown · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire Sylvie !