En bas

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Une aile arrachée à un corps,
Un oiseau boiteux, quelque part,
Aussi seul que les femmes
Qu'il survolait hier.

L'aile est intacte, soyeuse et belle,
Le corps devenu bien trop lourd ;
Parfois c'est tout, il faut lâcher l'affaire.

L'en-bas a-t-il conquis le ciel,
Pour que le plomb gagne les ailes,
Pour que misérable, un oiseau traîne,
Drapé dans une moitié de couverture ?

Et si l'autre tombe, qu'on la lui vole,
Pour tirer quelque chose de ce qui ne vit plus,
Pour faire marcher seul ce qui marche par deux,
Il sera nu, et le froid tyrannique ;
Penché sur ce malheur, quelqu'un sera surpris.
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