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Elle était à lui, le temps d'une nuitée.

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Kairos

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C’est nouveau, un instant immortel, emplis de promesses éphémères, de mots qui ont oublié de s'assagir. Et de rêves que l'on n'aurait même pas osé rêver, car partout ailleurs que cette nuit-là, la concupiscence ne fait pas fureur dans le cœur des hommes, manquant de l’enlever de celui de notre amant.
Cette nuit-là c'est leur oasis de fraicheur et d'amour dans ce monde de brutes comme il dit. C’est un concubinage sous contrat, comme elle le précise. Cette nuit-là, c'est ce que le soleil vaut à la terre, c'est ce rai de lumière qui zigzague entre les branches fournies d'un arbre centenaire à la faveur d'une chaude journée d'été. Cette nuit-là, c’est leur deuxième enveloppe charnelle, où la clé d'entrée est leur promiscuité, où l'embauche se fait aux promesses de débauches.
Nos deux êtres pourtant ne prennent aucunement le chemin de la vulgarité. Elle fait semblant d’avoir ce petit sentiment amoureux, derrière des yeux de biches, elle respire l’innocence de son compagnon d’une nuit. Elle est en est troublée, mais exhale une odeur musquée où s’y cache une envie salvatrice. Pourtant cet amant-là, contrairement à lui, ce n’était pas son premier. Ces gestes semblaient naturels et marqués d’un renouveau singulier, qui pourtant se répétait tous les soirs. L’habitude derrière ses manières lascives devait rester cachée, comme la mécanique derrière une horloge. Son amant se devait d’être rendu béat, devant son être s’ébaubir.
Un regard soudain sulfureux, elle entreprend de rendre cet amant-là heureux.
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