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Domus Aurea

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Anarore

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Le nuage azuré darde les couleurs de la tête du lion.
Supplice de l’oubli, morsure de l’exil sous les cris.
Le sable s’éparpille,
Bruit dévastateur sous une dernière brise,
Terre promise désertée.
L’arène déjà s’emplit à la cadence des tambours,
De toute part le peuple accourt.
Le fauve déchaîné dans sa cage se débat et bientôt,
La patte s’abat sur les chaînes,
Prémices du sang qui va glisser sur les faubourgs.
Suppliciés du silence au martyr des fouets,
Les cris des condamnés n’arrêtent pas l’épée.
Le fil bientôt se noue,
Et les emprisonne jusqu’aux genoux.
Néron, cruel, couronné des lauriers du crime,
Debout,
Triomphe de l’incendie par une pantomime :
Le pouce baissé on relâche les chiens,
Le cirque tout entier prend part à la mêlée.
La ruine de Troie,
Sur les cordes pincées de la lyre est proclamée.
Blandine, ce soir, dans ses jardins sera immolée.
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