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Den

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Dissipe le regard des statues dont la flamme noire de siècle en siècle se ranime, ô soldat trop bien connu. L’erreur se perpétue et ton destin s’acharne.
Une illusion romane te masque l’avenir dont les couleurs miroitent aux reflets des fenêtres. Ce charognard lointain déchire ton désir, si discret, si discret, tandis que les lames de la mer d’automne de jour en nuit travaillent la falaise de ton être comme les lames des poignards qui s’enfoncent dans un poteau de torture.
Des bêtes incongrues rôdent la nuit autour de ta demeure... et tu te dresses sur ce promontoire lumineux tout détrempé des embruns de ta Gloire impossible. Et une voix, la tienne? résonne à ton oreille : « Il doit y avoir erreur : le temps bout ma tête, moi qui n’existe pas. Je vis dans un cocon de flammes et de soie, jeu vide d’intérêt aux yeux des lamantins. Il doit y avoir erreur : les lettres qu’on m’envoie sont des lettres de feu qui brûlent nuitamment le miroir de mes yeux. Il doit y avoir erreur... ».
Puis la voix s’estompe et se perd sur la mer et tu retournes, impassible et frémissant, à l’insignifiance de ton désarroi.
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Marine Azur · il y a
Y a pas à dire voilà bien de la poésie ! merci!:-)
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