Discours d'adieux.

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Ö ! Frère, quelle misère triste et morne !
Oui ! Tu nous as laissé dans cette vie sans borne.
Tu nous as laissé au cœur, le doute et la souffrance.
Ô tu es vraiment parti ? Tu sais quoi, ton absence,
Qui plonge nos cœurs dans la tristesse profonde
Est si forte que nos pauvres âmes soupirent.
Ma vie nage dans des mers de spleens qui s’empirent.
Les feuilles crient douleurs sous la rosée immonde.
Dieu, ô pourquoi lui ? La vie comme un affront,
Jette sur moi son voile de nuit onirique,
Tu es parti dans la douleur aiguë et chronique.
Mon cœur et mon corps sont ternes. J’ai un triste front.
Je veux te voir. Ö ! Comme la mort est rustique !
Comment tu vas ? Qu’es-tu devenu ? Un paon
De jour ou de nuit au pays où dort Pharaon ?
Frère, es-tu aphone dans cette vie mystique ?
La mort d’un frère est bien sûr une friandise,
Pour sa famille, et amis, en toute franchise.
Ô, elle reste sans faille un grand mystère.
Chacun y cherche un sens et une lumière.
Certains croient que c’est juste une divine grâce
Et ne laissent en eux de doute, aucune trace.
Ou encor croient en un paradis et son existence.
D’autres croient que l’âme du défunt connaitra
Une autre vie meilleure que la nôtre et, naitra
Dans son séjour autre vécu en toute aisance.
A chacun sa philosophie et sa vérité.
Notre frère aimé, dans la douleur tu as quitté,
Ce monde en nous laissant bien dans l’amertume
Pour mieux te reposer dans un monde paisible.
Où tu vis désormais, ce monde si plausible,
Mets parfois ta noble image dans notre âme.
Ô le mal, en son état d’endoparasite,
Nage en nous à l’état d’ectoparasite.
Ô Il nous est difficile, tant que le chagrin
Et la tristesse nous étreint sans nombre,
Tant que se poussent en nous, ces sombres,
Spleens, qui parlent sans fard et sèment d’affreux grains,

De prononcer cette élégie de suprême adieu.
Car ton décès fait notre grande peine. Ô Dieu,
Pourquoi mourir devrait être, pour chacun un destin ?
Personne ne sait à quel âge, ni à quel moment
Ses jours sur terre toucheront à leurs fins vraiment.
Et aura avec Dieu le beau jour du festin.
La nostalgie de nos moments refait surface,
Ces moments de liesses et surtout de supplices.
Tes moult qualités humaines et ton altruisme
Faisaient que ta compagnie était tel un truisme
Recherché et apprécié. A toute ta famille,
Tes parents, tes amis, tu manques aujourd’hui.
Ils sont et seront désormais, orphelin jour et nuit,
De toi, de ton amour qui cause en eux de merveilles.
Ton amitié fidèle et inconditionnelle
Va grandement nous manquer. Ô, quelle éternelle
Et inévitée brèche. Ce n’est pas facile.
À l’heure de te dire au revoir, notre émotion
Est grande. Difficile d’accepter ta gracile
Disparition dans tout vent, toute direction.
L’amitié nous faire vivre en famille
Dans l’harmonie et dans la gaieté.
La mort vient achever notre sève et sort.
Ta mort est un dernier enseignement
Que tu donnes à tes proches poussivement.
Elle nous donne plus à penser à l’importance
De vivre pleinement chaque instant.
Arriverons-nous, à s’exiler de cet autan ?
Il nous faut accepter ta mort telle une portance.
Cette acceptation va dépendre de chacun,
Et de nous, de notre histoire, de notre passé
Et de ce que nous sommes capables assez
De comprendre de ton départ vers la gloire,
Ou de comprendre de ton départ inattendu,
De cette mort qui nous est : situation tendue.
Il nous faut trouver une consolation
En nous disant que ce dernier voyage
Que tu entreprends est un voyage sage
Vers un paradis mérité, de bénédiction,
Dont personne ne peut parler vraiment.
Il nous faut faire notre deuil et en paix
Te laisser partir, chez le saint père,
Où tu trouveras le repos surement.
Accepter que la mort fasse des réalités ?
Des réalités de la vie ? Oui, Il nous faut...
Malgré nous, car elle reste et est un vrai défaut2
De l’être aimé dans toute son entièreté.
Cependant, la mort d’une personne ne peut laver
Tous nos beaux souvenirs et nos belles pensées pour elle.
Juste au quotidien, d’elle nous allons rêver.
Nous penserons à toi chaque nuit et jour
Et, toujours avec douceur et plein d’amour
Dans nos prières. Nos pensées affectueuses
T’accompagneront sur ton nouveau chemin,
Le monde où tu vis, qui a mis fin à ton destin
Sur terre aujourd’hui est certainement un monde
Sans douleur, où règne la douce paix profonde,
L’amour et la sérénité permanente.
Nos larmes sont des mots d’amour envoyés aux cieux
Avant de couvrir ton cœur et âme immanente
De bonheur dans ta demeure, la dernière.
Dors en paix et que la terre te soit légère.
Frère, m’entends-tu? Entouré des fleurs du mal.
Ta mort nous a obligés à prendre gout à l’amère,
Oui à l’amère solitude et bien fatale.
Tu nous manqueras comme notre mère.
La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.
Nos belles pages pour toujours, seront que brulures,
Et douleurs. Car nos sommeils ont connu le vrai malheur.
Difficile d’effacer nos larmes,
Car difficile est d’effacer ta personne et âmes.
Nos joies et bonheurs partagés sont surplombés de douleur.
Ta mort vivra dans nos cœurs comme blessure.
De la rosée du deuil, tu nous as imbibés à vie.
Dans tout l’azur de la vie, qui n’est que mort et souffrance.
O sais-tu, qu’il n’en est rien, le temps? Malgré notre croyance
Le temps qui passe au quotidien
Et qui viendra n’apaisera pas notre souffrance.
On dit souvent que, rien ne vaut la vie et la vie ne vaut rien,
Mais, ta personne vaut mieux que la vie, car tu es ma vie.
O tu es pour moi une vraie portance sur toute errance.
Mes sentiments pour toi sont devenus muets sans envie.
O mon frère, ton sourire me manque à outrance.
Ô je ne pourrai plus te dire, frère je t’aime ?
Ô malheureux sommes-nous de ton mutisme.
Sur leurs yeux saints, coulants de flots, oui ! On t’enterre.
Que de myrrhe divine parfume ta terre.
Dis, que t’ont fait ces rabougris d’esprits infâmes ?
Eux, dont les cœurs impies sont remplis de forte haine.
Ô que le Seigneur te pare bien de sa laine.
O Nunc est bibendum le hic de la douleur.
À toi, une vie meilleure, là-bas ou ailleurs.
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