Dimanche

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Dimanche, fin d'après-midi, milieu d'automne
Je marche sans but précis, je me promène, en somme
Derrière moi il y a la ville et devant il y a la gare
Derrière la gare un petit bois où mon esprit s'égare
Mes pieds s'enfoncent dans les feuilles
Le bruit effraie un écureuil
Un train passe à grand bruit
Et me sort de mes rêveries
Face à la gare, comme toujours, il y a un bar
J'entre, « bonjour », et m'installe au comptoir
L'endroit est petit, les murs fatigués
A l'intérieur quelques habitués
Interrompues à mon entrée, les conversations
Reprennent leur cour entre clients et patron
Je bois mon demi doucement
Et un autre comme j'ai le temps
Je sors après avoir payé
Je longe la voie ferrée
Je vais ainsi cheminer sans but jusqu'à tard
Jusqu'à la prochaine ville, jusqu'au prochain bar
Je rentrerai, las, au bout de la nuit
Le cœur toujours empreint de mélancolie
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