Destin d'un Berceau

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Et donc... Pour parler sans être interrompu, il faut tout simplement écrire. Écrire et surtout écrire sa force pour que la lumière soit ! Un jeune auteur suis-je, Écrivain poète, nouvelliste  [+]

? En ce temps, je recevais d'étranges douleurs dans le dos,
D'étranges douleurs que j'aimerais décrire mais je manque de mots,
Des myriades de fouets jaillissaient dans mon dos,
En ce temps, je ne pouvais pas regarder notre soleil qui se tenait ci-haut !
.
« Fermez les portes de l'arrière-garde ! Frappez-les fort ! Tabassez-les !
Eventrez-les, S'il le faut ! »
.
«Et leurs femmes vous dites ? Voilà ; violez-les ! Epousez-les de force ! »
.
Ces peaux noires étaient comme des orphelins. Loin de là,
Les yeux du loup défiaient le temps,
les mains de l'Atlantique étaient abondantes,
je marchais seule dans cette vie marrante,
lorsque je vis deux nègres errants.
L'un jeune, l'autre vieux !
L' éclaireur de la biche gardait un livre,
Sur le chemin de retour, j'étais ivre,
Ce livre était écrit par un sud-africain,
Loin de là je l'ai lu. Tout comme dans un pétrin.
Je me suis mis à pleurer car,
j'avais vu, noir sur blanc.
J'avais lu :

Q
« L' AFRIQUE U M  »
I EURT

Je suis l'Afrique !
Je ne suis pas totalement indépendante !
C'est ainsi qu'il devient homme,
C'est un vers de gomme,
Et les poètes veulent écrire sur moi,
La nuit, tous mes peuples dorment comme des bébés siamois.
Quant à moi, je les regarde et d'autres errent tels des chats gris,
Je les regarde crier, je pleure, je souffre sans grigris,
D'une jeunesse africaine nageant dans la perdition,
À chaque nuit, couchant et la transumans une appréciation,
Des vices aux étables, la table des nègres !
Qui souffrent d'une pauvreté si maigre.

Je suis le véritable nègre ;
du nord au sud, de l'est à l'ouest,
Il y a de cela deux lunes c'était le même geste,
Et le poètes veulent écrire sur moi,
Les musiciens veulent me chanter,
Me voici toute étouffée !
Pour eux mes enfants, de nature des faux bourgeois,
Pitié, si vous voyez mes enfants dites leur de s'aimer,
De se donner la main et,
De se lever !
Pour me sauver de l'émoi,
Car je ne suis pas indépendante.
Qu'ils se mettent la main à la pâte,
Pour s'assurer que je quitte ce pétrin,
D'un sous-développement mondial si exact,
Car je suis dans l'arrière-garde du train.
Voici ce que raconte ma légende :

Après les efforts héroïques de Kuame Nkrumah à Boigny, de Modibo Keita à Patrice Lumumba en passant par Nelson Mandela et Léopold Senghor Sedar sans oublier feu Thomas Sankara, Sékou Touré.... pour ne citer que ceux-ci ;

J'ai entre temps soufflée !
À présent, je souffre du mal du siècle !
Plutôt que de transformer mes matières premières,
je demeure la source qui les exporte sous menace parfois et aveuglée vers l'Occident d'Hillaire,
Qui transforme et me les revend de façon linéaire,
Ensuite sous forme de produits finis à des prix exorbitants,
Je reste pauvre et aveuglée par je ne sais quoi, «je suis perdue» en même temps,
En espérant en retour les armes nucléaires d'Hitler.
*****
Cinq lunes ! Cinq étoiles !
Et les poètes veulent écrire sur moi,
Aussi de même que les musiciens en cette année de Croix,
Or la nuit je pleure, j'agonise devant mes ressources minières,

Je suis l'Afrique, terre de demain et buvetière,
"Pauvretesse" non pas voulu, économique je suis et en haillons.
Aidez-moi mes enfants, je veux être plus belle que Martin-le-cuon,
Mes enfants dans le désert, les lèvres sèches,
Les larmes aux yeux !
Les ventres collés aux dos !
La mort dans les brèches,
Le changement de souffle dans les poumons des bœufs.
Je reste éperdument une terre mère nègre,
Sur laquelle mangent les zèbres,
de l'écurie noire comme le vent,
jolie comme l'emblème du soleil levant,
heureuse comme le sourire des chefs d'État africains.

Je suis l'Afrique qui pleure dans la douleur,
et les poètes se cachent pour le défendre.
Ils se lèvent au sud !
Quittent l'imagination au nord,
Vivent la démocratie à l'Est,
La liberté à l'ouest,
l'Union au Centre...
Le tout pour moi, car j'étais à 06h 45min indépendante.
Je suis l'Afrique qui Chante....
Je ne suis pas....
Et les poètes rêvent me sauver.
.
Je suis l'Afrique. ?
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