Description du désespoir

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"La seule personne à laquelle tu dois te comparer est celle que tu été dans le passé" "En faisant briller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant" Je rêve  [+]

Le ciel s’est envolé mais m’a brisé les ailes.
Il m’a délaissé, mais j’étais rebelle.
Il a essayé de me dompter, je l’ai laissé faire ;
J’ai fermé les yeux, et il m’a pris dans ses serres.
Mon cœur se brise en mille morceaux,
La bombe éclate et passe trois arceaux ;
La partie de croquet a commencé,
Je suis à la traîne, j’ai enlevé ma robe, elle est faite de laine
Me donnant trop chaud, m’étouffant et m’aspirant ;
Dans les méandres de mon âme, une barque sans rame.
Je suis lac sans fond, sans espoir à l’horizon.
Je garde mes secrets, mes colères, mes blessures dans mes poches,
Je cache tout à mes proches.
Je pleure, mais de colère ;
Mes yeux sont noirs, ma gorge sèche ;
J’ai un air revêche.
Personne ne m’approche, je suis une roche.
Une statue, comme plantée sur une île.
Peu de gens me voient, sauf peut-être toi ;
Ton regard fixé sur moi, tes yeux me sondant.
Je te vois en me noyant ;
En m’endormant.
J’atteste de mon père, mère, sœur ;
Je vais devenir, sans cœur
On me l’a pris et assiégé ;
On me l’a volé et déchiré, j’ai voulu le recoller mais c’était trop tard,
Certains bouts ont disparu ; au fond du couloir.
J’ai couru pour les attraper, voulu le ressouder.
Rebâtir cet empire, y mettre des soldats : la confiance, l’amitié ;
Pour qu’aucun rat, ni aucun rongeur, ne puisse le manger,
Jusqu’à son extrémité. J’ai crié tant de fois. Hurler à la Lune, au Soleil, à Saturne...
Ma vie n’a aucun sens, j’essaie d’y mettre un ordre.
Ce n’est qu’une suite de chiffres, j’ai suivi les mots.
Je ne suis pas sot...
J’ai compris le jeu, mais pas les joueurs.
Et les heures passent, trépassent même.
Je veux accélérer la partie, on me met sens interdit.
Je veux avancer, on me met feu rouge.
Je veux m’arrêter on me dit de doubler.
Mais qui est donc ce "on" ?
Cette personne horrible ; mais qui lit la Bible.
Elle s’incline devant Dieu, mais pas devant moi.
Elle me réduit à l’esclavage, mais me sourit gentiment.
C’est mon ange ; c’est mon démon.
Je suis accablé de pertes, mais aussi de dettes.
A c’que j’ai entendu, on vendrait ma tête.
Ce "on" c’est moi, mon ami dans mon ennemi.
Placé là par qui ?
A cette question, personne ne répond.

Je n’ai plus de cœur, c’est la fin.
Je souris ; sans penser à rien.
Mes paupières se ferment, mon cœur s’arrête, j’inspire ;
Et pousse mon dernier soupire.
C’est la fin, c’est MA fin.
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