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Des ménagements

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Arthur AuréliAn

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Dans nos translations vives,
Où Vénus ébleuit l’air,
Traversant de vertes rives,
Mon flux ménageait ton clair

De lune, noir de lessives
Macabres où pesait cher
Le feu follet aux nocives
Alcôves ; ton âme en chair

Perlait douce à tes gencives
Où s’écumait le lait, nerf
Infini des mers lascives,
Pour lever mon œil ouvert.

Les fromages en ogives
Dans le buffet, sans Enfer,
Dormaient comme des archives
Futures brûlant le fer.

Le manège des salives
Tournait ainsi qu’un concert
Bâtit de belles solives
Solides comme un grand cerf,

Affinant les électives
Huches où mûrit Liber,
Et les cloches sélectives
De l’écru tintant l’éclair,

-Pressentant les perspectives
D’un ménage au bleu geyser
Flamboyant que les natives
Paroles forgeaient d’azer.
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