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Je n'ai pas écrit ce texte pour me venger. Que ce soit clair, il n'y a aucun rapport avec les discussions qu'il y a eu ailleurs. 



Oui, du pâle ombrageux dʼun regard noir et faux,
Je cherche quelquefois le gain de ma victoire.
Sans ressentir le fin du moindre des défauts,
Dans ma personne immense il nʼest que cette gloire,

Un désir de surfait qui sʼacclame, brutal,
Tels les échecs indus qui font de ma personne
Le volcan larmoyant d'un noirâtre vital.
Et, certes, il n'est pas dans mon cœur qui résonne

Le sarcasme indicible où je reste plongé
Le moindre amour... Hélas ! C'est, tu le sais, ta faute,
Car ton âme est pourrie en un véreux rongé
Tʼaccuser, je le dois, puisque je suis ton hôte.

J'avoue un triste coup qui m'échappa ce soir,
Mais tu n'as pas de cœur plus que je te déteste,
La haine en ton esprit fait que c'est un devoir,
À jamais, cesse donc d'agir comme la peste.
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Christophe · il y a
Je suis arrivé ici par hasard et j'ai aimé ces vers.
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Fred Panassac · il y a
Pas une vengeance mais bien envoyé quand même, que la personne se le tienne pour dit. Texte parfois abscons pour le lecteur ou la lectrice lambda tout de même ; la dernière strophe a, elle, le mérite d'être claire et de portée générale.
Dernier vers extra, que presque tout le monde peut prendre pour soi après une « mauvaise action ».

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Utilisateur désactivé · il y a
NB / On remarque une allitération en : " R " qui court dans le poème d'un bout à l'autre , et en souligne son caractère conflictuel ; en effet le : R est une consonne martiale ; c'est donc bien un rapport de force qui est décrit ici.
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Utilisateur désactivé · il y a
Il faudrait vraiment que je replonge dans la didactique ; c'est un faux sonnet qui joue sur cinq rimes en alexandrins de douze pieds avec des rimes croisées. Mais il eut fallu le terminer par un sizain ou deux tercets ; ce qui n'est pas le cas ; il y a une alternance de rimes masculines et féminines et il y a bien cinq rimes récurrentes. Le poète s'adresse à son bourreau et il n'a trouvé que la poésie pour expurger son malaise. Le thème est le noir ; la lave la peste le mal. Le narrateur s'implique en intradiégétique puisque c'est bien : " JE" qui parle et qui parle avec son cœur à une entité restant dans l'ombre pâle et faussée par une duplicité qui pourrait se résoudre dans la violence ( triste coup ) ; c'est un cri sourd contre une haine sourde et intime. Isotopie de la décadence avec la lexie : " haine , déteste , absence de cœur , sarcasme , regard noir et faux , etc. " Une victime met en garde son bourreau une dernière fois , car ils se connaissent bien puisque le " tu " est employé envers le destinataire. L'oxymore :" pâle ombrageux implique un voyage imagé vers ce : " volcan larmoyant" qui semble métaphoriquement détruit par la faute de X ;il y a une gradation ascendante de relations faussées vers une haine déclarée et un avertissement ultime. C'est la dénonciation de la perversité. Une comparaison clos ce procès d'intention vers l'image catharsistique de la Peste qui est l'incarnation du mal et à le pouvoir de pourrir une âme. ( cf Artaud)
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Utilisateur désactivé · il y a
Désolée de ne pouvoir faire mieux ; mais ça me donne l'occasion de bosser un peu et c'est cool ; si je trouve d'autres choses je repasserai.
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Vianney Roche-Bruyn · il y a
C'est déjà pas mal entre nous.
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